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dimanche 14 décembre 2014
Punta Arenas - Ushuaia
Il n’y a que trois heures de
route entre Puerto Natales et Punta Arenas, pour une fois un petit
trajet ! Juste arrivés nous sommes partis à la recherche de notre hostel,
chez Eduardo ! Homme hyperactif aux petits soins pour ses voyageurs de
passage. Nous avons passé le début d’après midi à organiser nos derniers jours
au bout du monde (snif !) et en fin de journée sommes allés voir les
Pingouins sur l’île Magdalena. Une heure et demi de ferry et nous débarquons
(une centaine de personnes, soit beaucoup trop …) sur la petite île où les
seuls habitants sont … 69 000 couples de pingouins !! L’île n’est pas
immense, la densité de pingouins est donc importante, il y en avait partout
partout. Un chemin tracé est réservé aux visiteurs, ce qui n’empêche pas les
pingouins de le traverser et de s’approcher très près de nous. Qu’est ce qu’ils
sont drôles quand ils courent (trop vite et qu’ils trébuchent !). De
novembre à mars, ces pingouins viennent des îles Malouines et du sud du Brésil
afin de pondre sur l’île (la même où ils sont eux-mêmes nés). Nous avons donc
pu voir des bébés, tout juste sortis de leurs œufs, mais sagement à l’abri dans
leurs terriers. Parce que oui, les pingouins creuses des terriers, qu’ils
protègent des prédateurs. Signalons au passage que les pingouins sont monogames
et forment de très jolis couples =)
Compte tenu du temps restant, nous sommes, dès le lendemain partis à Ushuaia, en Argentine. Cette ville est réputée être le bout du monde, c’est-à-dire la plus australe. En réalité, c’est Puerto Williams, au Chili qui l’est (sauf peut être un petit village de pêcheurs plus éloigné). Disons que pour le tourisme, c’est Ushuaia, et puis le nom fait rêver n’est-ce-pas ? Il faut tout de même faire une dizaine d’heures de bus pour y arriver. D’habitude nous essayons de faire les longs trajets de nuit pour ne pas perdre de temps, mais comme il y a le passage de la frontière Chili/Argentine, le trajet ne peut se faire que de jour. La frontière (à San Sebastian) est un peu plus sérieuse que les précédentes. Les bagages à mains sont passés au rayon X et tous les sacs sont sortis de la soute afin de permettre au chien de les renifler. Un sac suspect et c’est tout un bus qui doit attendre, parfois longtemps. Par chance tout est allé assez vite. La sortie du Chili d’abord, puis quelques kilomètres plus loin, l’entrée en Argentine.
Après le Détroit c’est la Terre de feu, la Tierra del Fuego ! C’est Magellan qui l’a nommée ainsi puisque lors de sa navigation, il a été guidé par les feux que faisaient les Yamanas (ancien peuple de la Terre de feu) sur les côtes.
Arrivés à Ushuaia sans réservation, nous nous pressons pour trouver notre logement puis partons à la recherche d’argent argentin pour notre court séjour. Le problème d’inflation en Argentine nous a poussé à tenter de trouver le meilleur taux dollar-pesos. Pas facile, c’est finalement le casino du coin qui nous donnera satisfaction. Le lendemain, nous avons navigué sur le Canal Beagle (le second passage naturel entre les deux océans). Cette excursion nous a permis de s’approcher au plus près de lions de mer, d’aller jusqu’au phare des Eclaireurs et de faire une promenade sur une île vierge de toute vie humaine. Le Phare des Eclaireurs n’est pas le phare le plus au bout du monde, bien qu’il ait souvent servi d’illustration au romain de Jules Verne « Le phare du bout du monde ». Lors de la croisière, le guide nous a offert thé, café, petits gâteaux et même liqueur de café mais surtout il nous appris beaucoup de choses sur les Yamanas et sur la situation d’Ushuaia. Elle n’est qu’à 1000 kilomètres de l’Antarctique et à équidistance des deux océans. D’ailleurs si l’envie vous prend de vous offrir 2 ou 3 semaines sur un bateau en Antarctique, il faudra débourser au minimum 5000$... des amateurs ?
A Ushuaia et même Punta Arenas, il est recommandé de gouter le « centolla » ou « king crab », ou encore araignée de mer. C’est en fait un très gros crabe rouge de facilement 50cm d’envergure (pattes comprises). Nous avons beaucoup apprécié ce plat =)
Il y a d’autres choses à faire à Ushuaia, mais pour nous ça sera tout. Notre bus retour est à 4h30 le lendemain matin. Nous ne regrettons absolument pas d’y être allés en dépit des critiques entendues lors de notre voyage. Si la ville n’est pas spectaculaire (elle n’est ni plus moche ni plus belle qu’une autre), ses paysages sont tout simplement magnifiques. Les monts enneigés juste au-dessus de la ville, la baie d’Ushuaia, et ce sentiment de se sentir au bout du bout.
C’est maintenant temps de retourner à Punta Arenas, de nouveau une dizaine d’heures de bus qui nous permet d’écrire ces articles, de trier les photos (et de se dire « whaou ça c’était fou ») et même de se regarder un film. En arrivant nous retrouverons Romain et Camille !! Comme a dit Micka, préparez les bières, on a plein de choses à se raconter !
NB : allez, on vous donne le troisième passage naturel entre Atlantique et Pacifique, le Cape Horn bien sûr, au bout du bout !
samedi 13 décembre 2014
Parque Torres del Paine
Après une
journée passée sur la terre ferme, nous nous sommes organisés pour partir
passer quelques jours dans le Parc Torres Del Paine, non loin de Puerto
Natales. Plusieurs options sont possibles, notamment le fameux trek du W sur 4
ou 5 jours, modulable au fil du parcours. C’est décidé nous partirons marcher 4
ou 5 jours dans le Parc, voire 6 si besoin. Il a donc fallu faire nos
provisions de nourriture pour les jours à venir. C’était curieux de constater
que le supermarché de Puerto Natales était pris d’assaut, surtout les nouilles,
le pain ou encore l’avoine, la nourriture des randonneurs quoi ! Nous ne
serons donc pas seuls !
Une fois les
sacs débarrassés des choses inutiles (laissées à l’hostel) et remplis de
provisions nous partons en direction du Parc en bus. Lors du trajet, nous avons
été interrompus par un énorme troupeau de vaches. Pas moins de 500 bêtes (dont
au moins 100 veaux) avançaient sous les ordres de deux cavaliers et sous la
pression de quelques chiens. C’était assez impressionnant.
Le trek peut se
faire dans les deux sens : d’est en ouest ou l’inverse. Nous avons choisi
de le faire d’ouest en est en partant de l’administration centrale et de ne pas
prendre le catamaran sur le lac, donc de faire vraiment tout à pied. Et bien
nos jambes vont pouvoir nous en vouloir longtemps. C’est environ une centaine
de kilomètres que nous avons parcouru en 4,5 jours.
La mise en
jambe du premier jour s’est faite sur 29 km, parcourus de midi et quart à 21h.
Inutile de vous préciser que les derniers kilomètres m’ont paru longs, très
longs, trop longs en dépit du soutien permanent de Micka ! Nous sommes
arrivés épuisés au camping du lac Grey.
Le troisième
jour, avec l’aide d’un ibuprofène, nous avons fait la Vallée del Frances, une
marche de 4h, qui permet d’accéder à un mirador qui offre une vue
exceptionnelle sur le parc. Arrivés à notre troisième campement, 2,5h de marche
plus tard, on nous annonce pour la nuit et le lendemain, des vents jusqu’à
90km/h. Ha bah ça tombe bien, les tentes sont plantées en pleine forêt !! Bon
et bien on verra… La nuit a été courte, les bourrasques de vent étaient telles
qu’on se disait « celle-ci c’est la dernière, la tente va se
casser… ». Nous entendions la bourrasque arriver, passer, puis partir.
Micka restait sur le qui-vive afin de pouvoir réagir vite en cas de pépin
tandis que le bruit m’empêchait de dormir. J’ai fini par mettre des boules kies
qui m’ont offert quelques heures de répit. C’est à l’aube que nous nous sommes
réveillés dans une tente intacte !! Merci Big Agnes ! Pour éviter les
provocations à Pachamama, nous avons replié la tente le plus vite possible.
Tout au long de
ces quelques jours la météo a été bonne, alors que nous sommes partis de Puerto
Natales sous la pluie ! On s’attendait presque à marcher 5 jours sous la
pluie ! Et bien non, le vent a été notre allié en chassant les nuages et
laissant la place au soleil. Forcément quelques gouttes sont tombées mais grâce
au vent nous séchions vite. Seul la météo du dernier jour n’était pas bonne,
nuages bas et lourds que le vent ne chassait pas. Il est d’usage de dire qu’il
peut y avoir les quatre saisons en une seule journée ! On met gore-tex,
gants et bonnet, puis on enlève le tout pour finir en t-shirt. Le temps clément
nous a permis de voir des animaux, notamment de beaux oiseaux comme des
condors ! Un oiseau assez rare, d’une très grande envergure,
reconnaissable à sa collerette blanche. Nous avons aussi vu un très gros lièvre
(à la louche une vingtaine de kilos !), des pic-vert, des guanacos (de la
grande famille des lamas). Le puma est présent dans le parc, mais il ne s’est
pas montré à nous, dommage.
Globalement, ce trek nous a beaucoup plu et a été l’occasion de faire de belles rencontres ! Finalement les campeurs du premier jour sont les mêmes tous les soirs, et même de retour à Puerto Natales puisque nous avons fait tous ensemble un bon resto pour se remettre de nos efforts !! J Les chemins offrent de magnifiques paysages, des lagunes d’un bleu turquoise, des sommets enneigés presque à portée de main, les fameuses Torres dont la géologie est fascinante, les glaciers… Il faut tout de même noter que le Parc a subi un important incendie en 2011 qui a dévoré une grande partie de la végétation. Même si 3 ans après la végétation repousse, les arbustes grandissent doucement, il demeure des milliers d’arbres morts, carbonisés… Un peu comme nous à la fin de ces quelques jours !
Allez, une nuit
de quelques heures et ça sera direction Punta Arenas, tout près de la Terre de
Feu !
vendredi 12 décembre 2014
Puerto Montt – Puerto Natales à bord de l’Eden
Nous y voilà ! Puerto Montt,
25 Novembre, nous grimpons à bord de notre majestueux navire, l’Eden ; bon
ok c’est un simple ferry en étant déjà à sa troisième vie. En effet nous avons
appris, plus tard, que ce dernier avait jadis servi dans les eaux plus chaudes
de la méditerranée en reliant Marseille à la Corse, puis au Mexique. Certaines
gravures de nos amis marseillais nous ont confirmées son passé. C’est à son bord
que nous rejoindrons la Patagonie chilienne, en débarquant 4 jours plus tard à
Puerto Natales. A peine embarqués nous découvrons notre cabine double (surclassée
rappelons-le !)
et y découvrons nos sacs, gentiment déposés par l’équipage. En parlant d’eux,
ils sont 30 à œuvrer pour le bienfait de nous autres, touristes, qui sommes une
grosse centaine. Nous découvrons de nouveaux visages, allemands, anglais, français,
beaucoup de français, avec qui nous
partagerons ces quelques jours. Et disons-le, ce n’est pas tout à fait une
auberge de jeunesse, les jeunes routards débordant de vie ont été remplacés par
des cinquantenaires à valise, beaucoup plus sages mais dont certains
débordaient de vie aussi hein ! Le prix de cette croisière en pension
complète en a peut-être effrayé plus d’un.
Nous faisons aussi la
connaissance de notre « guide », Christian, qui nous avertira des
passages importants (et pourtant étroits) et des « activités » à
bord. La croisière s’amuse en fait ! Le programme de la croisière est
plutôt reposant : observation du paysage sur le pont du bateau et de la
faune potentielle, repas, jeux de cartes, lectures… Nous avons aussi pu rendre
visite au capitaine au poste de commandement et tenter de déchiffrer le flux
d’informations nécessaire à notre bonne navigation. Les écrans, les cartes, les
instruments et les boutons sont si nombreux que l’on a envie de toucher à tout
en espérant que ça ne fera pas hurler une sirène ! Nous avons finalement
résisté à la tentation. Bref, un voyage qui s’annonce bien et qui nous
permettra de reprendre des forces pour la suite du voyage en Patagonie.
Le ferry navigue à une vitesse de
14 nœuds (env. 20km/h) et longe d’abord l’île de Chiloé ou nous venons de
passer quelques jours avant de s’engager et de se faufiler au milieu des îlots,
ne laissant parfois que quelques mètres de chaque côté du navire. Nous passons
parfois proche d’étonnants petits villages isolés, au milieu de nulle part,
comme Puerto Aguirre ou Pueto Eden (ou nous avons même fait un arrêt afin de
récupérer quelques personnes, coquillages et crustacés, et en y laissant une
poignée de fruits et légumes). Nous nous posons toujours la même
question : comment peut-on vivre ici ?
Nous croisons aussi d’autres
curiosités comme une vierge protégeant les marins que le capitaine n’a pas
oublié de saluer par un coup de trompette, ou encore un navire, appelé le
Cotopaxi (!), entièrement rongé par la rouille. Son capitaine a voulu le faire
couler ici non loin d’un haut fond, afin de faire croire à un accident et
toucher l’argent de l’assurance. Le capitaine jurant la perte de sa cargaison
de sucre dans l’eau, alors qu’il l’avait en réalité vendue. Malheureusement
pour lui, il loupa son coup car un navire avait déjà coulé à cet endroit par le
passé, la carcasse du navire restait donc en surface. Evidemment l’assurance
refusa de l’indemniser puisque les sacs d’emballage restaient introuvables, étrange
pour un navire qui n’a pas touché le fond de l’océan.
Au cours de la seconde nuit nous
sommes amenés à passer au large, dans le Golfe de Peñas, les îlots de nous
protégeant plus de l’immense force de l’océan, la nuit promet d’être agitée…
Nous ne savons absolument pas comment nos corps réagissent en hauts mer et si
nous sommes sujets au mal de mer... Advienne que pourra, au moins nous serons
fixés ! Ce ne sont finalement que quelques nausées et maux de ventre qui
sont venus perturber notre début de soirée. Nous savons désormais que nous n’avons
pas à proprement parlé le mal de mer, mais qu’une bonne mer déchainée pourrait
avoir raison de nous. Aussi, nous admirons parfois le capitaine manœuvrant
délicatement pour franchir les passages étroits, comme le Paso White, large de
80m seulement, nous laissant quelques instants le plaisir de regarder de plus
près ces terres vierges et inhospitalières.
Ha, j’allais oublier, nous avons
aussi eu la chance d’avoir une soirée organisée la veille de notre arrivée, UN
BINGO !! (Quand on dit que l’on est plus proche du 3ème âge que
de l’ado…). Et devinez quoi ? Cécile a remporté le 1er lot, une
pingouine en peluche et un thermos Patagonia. Après avoir siroté notre vin
ramené du continent et une bonne rigolade nous voilà désormais avec de quoi
alourdir encore un peu plus nos sacs à dos de babioles… et nos petites têtes de
souvenirs ;)
mercredi 3 décembre 2014
Puerto Montt – l’île de Chiloé
Arrivés tard, nous avons atterri
dans un hotel assez glauque… Ça nous conviendra parfaitement pour la nuit mais
vraiment pas plus ! Puerto Montt est un port où il fait assez gris et
humide. Avant de prendre le bus pour l’île de Chiloé, il restait une mission à
accomplir : organiser la suite du voyage jusqu’au sud du Chili. En effet,
dans la partie sud du Chili il y a tout un passage sans route. Les seules solutions
sont de prendre le ferry pendant plusieurs jours ou de passer en bus par
l’Argentine. Le voyage en ferry s’effectue de Puerto Montt à Puerto Natales,
mais il est recommandé de réserver longtemps à l’avance puisque les départs
n’ont lieu qu’une fois par semaine, le vendredi. Le lundi précédent, nous
avions regardé sur internet les places disponibles pour un départ le vendredi.
Les cabines les moins luxueuses et donc les moins chères étaient toutes
réservées. Non sans blague ? Nous nous étions résolus à trouver une autre
solution, prendre tout de même un ferry (pour l’expérience) pour continuer de descendre
au chili, puis avant la fin de la route, passer en Argentine.
Mardi donc, avant de prendre le
bus pour Chiloé, nous sommes passés par l’agence Navimag qui organise la
croisière de quelques jours, pour voir s’il restait des places, peut être
bradées à quelques jours du départ, sait-on jamais ? L’espoir était mince,
mais cela a suffi !! La dame nous annonce qu’il reste deux lits dans une
cabine double !! En plus, nous avons été sur-classés puisque nous avons
payé notre cabine double pour le prix d’une triple… Et être en cabine double
c’est quand même beaucoup plus sympa, surtout vu la taille des cabines =) Nous
ressortons de l’agence avec un énorme sourire (et un porte-monnaie plus léger),
c’est encore loin vendredi ? Patience, avant cela, nous avons trois jours
à passer sur l’île de Chiloé.
Quelques heures de bus et un passage
en ferry plus tard, nous arrivons à Castro, situé au milieu de l’île de Chiloé
et capitale de l’île. Cette jolie petite ville cache quelques jolis trésors,
comme une cathédrale d’un intérieur entièrement en bois naturel, original et vraiment
chaleureux (assez moche extérieurement avec des couleurs vives, jaune et violet.)
et ces maisons sur pilotis appelées palafitos, très caractéristiques de l’île.
Ici, pas de grande attraction touristique, seulement de paisibles villages de
pécheurs à arpenter pour s’imprégner de cette atmosphère si reposante.
De Castro nous avons pu aisément
nous rendre en bus au parc national de Chiloé, où l’on a pu se promener
quelques heures, à observer chevaux et poulains en liberté aux abords de la
plage, surveillés par de grand vautours en quête d’une carcasse à se mettre
sous le bec. Après un petit jus de fruit au soleil en terrasse nous prenons la
route pour notre prochaine étape sur l’île, Dalcahue.
Sans trop tarder le lendemain
nous avons repris le bus puis le ferry pour regagner le continent. Globalement
nous avons été ravis de notre séjour à Chiloé, bien qu’il fût court. Mais ça y
est c’est vendredi, on va enfin monter à bord du ferry pour notre
« croisière » !
Pucon
Pucon est une petite ville assez
touristique, au bord du lac Villarrica entourée par trois volcans assez hauts,
qui offrent de superbes pistes de ski en hiver. A peine arrivés nous avons été
rafraichis par la pluie ! Restons optimistes, ça va passer ! Nous
nous rendons à l’agence tenue par un français qui propose beaucoup d’excursion
mais donne aussi beaucoup de conseils. Précisions que nous étions d’abord passés
par l’office de tourisme officiel, mais « sabe nada »… On se
renseigne sur la météo et là l’optimisme s’évapore, il fait moche les deux ou
trois prochains jours… Zut ! Nous avions pour projet de faire au moins
l’ascension du volcan Villarrica et la rando pour aller au sanctuaire de Cañi.
Bon finalement et concrètement, nous nous sommes rendus au bord du lac Caburga
lors d’une belle éclaircie, puis avons passé une après-midi sous la pluie mais dans
les thermes d’eau chaude… Un peu moins sportif que le volcan, mais on en
ressort groggy, presque autant fatigué…
Pour s’en remettre on se cuisine
un bon petit plat à l’auberge jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de gaz … C’est
dommage avec des légumes et du blé en train de cuire et un steak encore
cru ! En l’absence de bouteille de gaz de rechange, heureusement que
l’auberge dispose de son propre restaurant pour pouvoir finir notre
diner !
Le lendemain, la pluie s’étant
calmée, nous avons décidé de faire du kayak sur le lac de Villarrica. Le lac
n’était pas si calme que ça et nous avons été bien trempés. Nos gore-tex nous
ont bien protégés, et j’avais mis ma cape de pluie en guise de jupe, bref la
grande classe. Par chance, lors de note retour sur la plage, le soleil perçait
et nous avons fait sécher nos affaires avant de rendre le canoé et de prendre
notre bus pour Puerto Montt en fin de journée.
Si Pucon ne nous laissera pas un
mauvais souvenir, nous aurions vraiment aimé que la météo soit meilleure, c’est
un super spot pour faire de très nombreuses activités. Malheureusement le temps
passe et ne nous permet pas d’attendre que la météo s’améliore. Cela dit, entre
deux averses, nous avons tout de même pu apercevoir le sommet du volcan !!
Ce n’est pas si mal quand on sait que certains ont pu y passer cinq jours sans
jamais le voir… ! =)
J’ai oublié de préciser que lors
du canoé, mes chaussures ont intégralement pris l’eau… on aurait pu s’en servir
d’écope au point où elles en étaient… C’est un peu agaçant lorsque c’est la
seule paire de chaussures fermées que l’on ait, qu’il fait 15 degrés, et que le
farniente n’est pas au programme des prochains jours…
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