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vendredi 8 août 2014

Les tortues de La Flor

N’étant pas surfeur et la pluie ayant décidé de faire son apparition, nous n’avions pas grand-chose à faire à San Juan del Sur. Nous n’avons donc fait que passer, et pris le bus pour La Flor, le lieu de ponte des tortues. Une grosse heure plus tard, une piste en montée/descente en guise de trajet, et un bus trop petit pour la taille de Micka qui ne pouvait se tenir debout, nous voici arrivés au Refuge des Tortues. Ruiz (orthographe à revoir)  nous montre notre emplacement de tente (nuit la plus chère depuis notre arrivé, pour les prestations les moins bonnes, mais ça valait sincèrement le coup !!). Enfin notre « emplacement » était en réalité un peu où on voulait en amont d’une longue plage de sable fin au bord du Pacifique. Juste superbe étant donné que nous étions les seuls !!! Incroyable ! Jugez par vous-même avec les photos ;)

Une fois la tente installée, une baignade dans le Pacifique s’est imposée ! Et vers 17h30, alors que le soleil déclinait déjà, le garde nous informe qu’une tortue vient d’arriver sur la plage. Nous avons donc pu observer la ponte des œufs. La tortue s’avance d’une quinzaine de mètres sur la plage, creuse un gros trou, et peut pondre jusqu’à 100 œufs ( !) avant de refermer le trou et de faire ni vu ni connu, direction la mer. Une deuxième est arrivée, puis encore d’autres toute la nuit. Nous nous sommes levés à 5h30 pour en voir d’autres et pour prendre le bus de 7h (le suivant étant à 15h30…).  C’était un très beau spectacle, nous avons été vraiment ravis de pouvoir y assister !

Après dix jours géniaux au Nicaragua, demain c’est Costa Rica !!





lundi 4 août 2014

L’Ile d’Ometepe

Dans la suite de notre itinéraire, nous devions nous rendre à Rivas, pour ensuite prendre un bateau pour l’Ile d’Ometepe. Arrivés au terminal de bus, le chauffeur nous dit qu’il est part dans 1h20 … Bon tant pis, nous attendrons. Nous avons bien fait d’arriver en avance finalement, nous avons pu nous asseoir, ce que bon nombre de personnes n’a pas pu faire !

Nous qui n’avions pas l’habitude de voyager en bus locaux, cela nous change beaucoup. Avec des voyages organisés ou sa propre voiture, on est libre de son emploi du temps, on ne dépend de personne. Avec les bus, on est totalement dépendant, les transports d’un point à un autre sont donc beaucoup plus longs, mais ce n’est pas grave, on a le temps ! J

Arrivés à Rivas, il nous faut prendre un ferry ou bien une lancha pour l’ile. Le ferry est moins fréquent et plus cher. La lancha est une espèce de barque destinée principalement à transporter des marchandises ou des matériaux pour l’Ile. Mais il est emprunté par tous ceux qui veulent se rendre sur l’ile, par les locaux pour travailler, les familles et les touristes ! Compte tenu de l’heure ça sera la lancha, même si de prime abord, l’embarcation semble fragile. On se met bien en haut, surtout pas coincé au niveau inférieur (photo à suivre). Plus d’une heure de traversée nous attend. « T’as le mal de mer toi ? », « je ne sais pas trop, d’habitude non, mais bon là, peut être … » Finalement, nous avons bien vécu la traversée, une pause assise sur le plancher pour Cécile s’est avérée nécessaire.

Une fois débarqués avec nos sacs, nous rencontrons un Nicaraguyen de l’office du tourisme qui parle français ! Le premier ! Il nous indique les bus et les spots à ne pas louper. Les bus ne sont pas légion et on ne doit pas se louper, sinon c’est marche à pied ou taxi si on en croise un …

Une finlandaise rencontrée au Volcan Masaya (tout le monde suit ?) nous a recommandé un hostel en pleine nature, à quelques centaines de mètres de LA route. Nous nous y rendons, il est complet, sauf pour camper ! Et voilà, la Big Agnès fait sa première sortie ! L’hostel, nommé El Zopilote, est vraiment nature et écolo. Cabane, hamacs, une épaisse végétation partout, eau froide, toilettes sèches, et surtout bestioles en tout genre (un GROS crapeau a croisé ma route, ou plutôt j’ai croisé la route d’un gros crapeau, une fois le choc de la rencontre nocturne et inopinée passé, ça a été!)  … Bref, le village des hippies !!

Après avoir loué des VTT et longé la longue plage de Santo Domingo, nous nous sommes posés à l’Oro del Aqua, une piscine naturelle volcanique, magnifique. Cette pause trempette et hamac nous a fait beaucoup de bien. L’ile étant composée de deux hauts volcans, la route monte et descend sans cesse… Aie les cuisses demain... Retour à l’hostel exténués mais les yeux remplis de superbes paysages !

Nous retrouvons notre ambiance hippie et elle se confirme même maintenant. C’est soirée pizza ce soir. Tout le monde est réuni autour du four à pizza, autour de musique coolos. Les looks sont cheveux longs, tatouages, grandes robes fleuries, torses nus … Nous avons justement assisté à un spectacle d’une troupe de jeunes, on ne sait pas si ce sont des habitants du coin, où s’ils sont juste de passage pour quelques jours ou semaines … Ils étaient en « costume » traditionnel, tamtam, maracasses, pagnes, maquillés … Le thème est bien sûr, nature, paix et amour ! Le tout orchestré autour des quatre éléments. Un spectacle de bolasses enflammées, de capouéra, de danse, de chants … Nous avons eu le droit à l’apprentissage du fameux Hippo et tatayé, hippo et tatayé, hippo et tata hippo et touk et touk et hippo et touk et touk et yé …. !!!! (mes Lusseoises, vous ne m’avez pas quitté de la soirées entre les bolasses, la chanson, et les red hot qui ont mis de l’ambiance avant le show !)

Notre tente se situe juste à côté de la pizzéria … La musique a repris de plus belle après le spectacle, mais je crois que cela ne va nous empêcher de dormir, en tout cas ça n’en a pas l’air pour Micka ;)

Demain, c’est direction San Juan del Sur, où nous espérons voir la ponte des tortues… C’est la période de ponte normalement, le spectacle promet d’être superbe alors croisons les doigts !

Buena noche a todos !


Amor y Paz




vendredi 1 août 2014

Granada


Toujours en bus, nous nous sommes rendus à la Laguna de Apoyo. Une magnifique lagune au milieu d’une épaisse végétation. Nous atterrissons sur le bord d’une plage et nous trempons même nos ripatons dans l’eau. En voulant repartir, nous apprenons que le bus (et le dernier) n’est que dans 3 bonnes heures … La solution : le taxi pour se rendre en haut de la lagune et admirer la vue ainsi que les maisons très fleuries du village de Catarina.

Deux bus plus tard et nous voici à Granada ! La chaleur, les trajets en bus bondés, les kms parcourus avec nos sacs à dos nous fatiguent vite ! C’est d’ailleurs impressionnant comme la chaleur assomme, quelques heures dehors à marcher et on a besoin de se poser, de manger quelque chose … On comprend mieux pourquoi les Nicaraguayens sont souvent assis, à l’ombre, à ne rien faire!!


Granada est un ville très jolie que nous avons beaucoup appréciée, malgré la présence plus importante de touristes. Les maisons sont toujours très colorées dans le style colonial. En montant au clocher d’une église, la vue sur la ville est parfaite. Nous nous apercevons que toutes les maisons (ou presque) cachent un patio avec une belle végétation !! Il doit y faire bon vivre, c’est sûr !! 



Masaya


Nous quittons Managua par le bus et arrivons à Masaya, directement au marché municipal. Ici se vend encore de tout et n’importe quoi, notamment des fruits et légumes. Nous avons évité une énorme pluie puisque nous étions en train de déjeuner mais il a fallu se résoudre à se déplacer ! Capote de sac à dos et pantalon kway, nous avons affronté notre première pluie ! Il fait tellement chaud que ce n’est pas un souci, il faut juste protéger qui craint vraiment l’eau.

 Une fois l’hostel trouvé, nous ressortons jusqu’au soir visiter le reste de la ville, le marché artisanal, la lagune de Masaya, des églises et le parc central.

Le lendemain, direction le Volcan de Masaya, toujours en bus. C’est un grand parc volcanique, dont l’un des cratères est toujours en activité, et émet en permanence une épaisse fumée de souffre. Nous avons choisi d’atteindre le haut du cratère à pied se trouvant à 6 kms. Le soleil tapait fort mais le vent nous donnait un peu d’air, mais ne réduisait pas l’impact des UV… Nous avons pris quelques couleurs même avec la crème solaire … Même si le soleil nous a tapé sur la tête, nous avons évité une belle escroquerie : la visite d’une grotte, par un « guide » ne parlant que l’espagnol pour un prix très élevé !! Réflexion faite, nous ne visiterons pas la grotte, tant pis ! Quelques balades autour des cratères et nous redescendons, en pick-up cette fois pour une fin de soirée tranquille au cœur de la vie locale.

Buena tarde !!



jeudi 31 juillet 2014

Managua

Réveil rapide, et départ pour l’aéroport à la recherche de nos sacs à dos perdus. La préposée du comptoir American Airlines nous informe que nos sacs sont quelque part ici, et qu’ils sont arrivés avec le vol du matin. Super, bonne nouvelle !! Mais dans le dépôt des bagages, nos sacs n’y sont pas … Nous les avons retrouvés dans une autre pièce. Ils étaient en bon état, toujours dans leur sac blanc de protection. Un scotch nous a informés qu’ils ont été inspectés par la douane américaine, d’où leur retard.

Bref, ayant retrouvé nos maisons, nous prenons directement le bus pour le marché Huembes. Le bus sera notre moyen de transport privilégié, alors autant s’y faire tout de suite ! Ils sont souvent bondés et vétustes, le trajet coute 2,5 cordobas/pers. (soit 0,07€). Et alors les lignes de bus … c’est au petit bonheur la chance, pas d’arrêt de bus avec les lignes correspondantes, pas de trajet de bus prédéfinis, pas de plan, mais chacun semble savoir où il va. La meilleure façon de s’y retrouver est de demander son chemin aux locaux, à plusieurs locaux même, pour essayer d’avoir au moins deux réponses identiques !

Alternative au bus : le taxi ! Ils sont légion et vraiment bon marché. Il faut se méfier des faux taxis (si tant est qu’il y en ait des vrais) et évidemment négocier le prix de la course avant de monter. Autre difficulté pour le touriste, nouvel arrivant, l’orientation ! Les rues n’ont pas de nom ici, il est fait référence à des lieux géographiques ou historiques, qui parfois n’existent plus aujourd’hui … pratique !!

On parle de cuadra pour dire bloc, c’est-à-dire 100m. Vous serez ravis d’apprendre que notre deuxième hôtel se situe à 1 cuadra à l’ouest, et une cuadra au sud de Tica Bus. Même le chauffeur de taxi a du mal à se repérer et demande son chemin aux personnes qu’il croise.

Le marché Huembes donc, marché local où il est possible de trouver tout et n’importe quoi (légumes, viande dont la fraicheur peut laisser à désirer, vêtements, jouets, croquettes, épices…) Il est exclusivement fréquenté par les locaux. Nous n’avons croisé aucun autre touriste au marché et dans la ville. Les regards de la population portés sur nous ne trompent pas, ils ne voient pas beaucoup d’étrangers, de « gringo » !!

Après la visite du marché on ne peut plus traditionnel, nous sommes allés à Métrocentro, un grand centre commercial, à l’américaine. La transition est choquante. Lorsque d’un côté, chaque cordoba est négocié pour avoir un ou deux légumes de plus, et de l’autre la grande surface alimentaire trouve sa place au milieu des enseignes et des magasins tout neuf et propre.

Toujours chargés de nos sacs à dos, nous sommes allés sur la « croisette » locale. Une sorte d’ère de jeu pour enfants, au bord du lac de Managua. Endroit où les familles aiment se retrouver. Après une ballade et un épi de maïs en guise de diner, nous avons repris le taxi pour rentrer à un nouvel hostel, non loin du précédent.

Le lendemain, toujours à Managua, nous avons visité la nouvelle cathédrale, couverte par 63 dômes… elle est vraiment vilaine, mais bon, elle attire énormément de personnes le dimanche matin ! Un autre petit tour autour du lac de Managua et nous voici attablés à un bistrot dansant !! Il est 16h et pourtant les tables sont pleines de locaux et de bière, tout comme la piste de danse est remplie de couples qui se déhanchent au rythme de la musique. Nous les regardons amusés et surpris de voir tant ferveur ! Un litre de bière plus tard et c’est nous qui sommes au milieu de la piste à tenter les déhanchés sous les encouragements des locaux…

Allez, laissons notre place sur le dancefloor et retour maison pour une bonne nuit ! J


Hasta luego !

mercredi 30 juillet 2014

Trajet – Arrivée à Managua (24/25 juillet)

Arrivés à Lyon Saint Exupéry et désormais seuls, nous avons appris que notre premier vol pour Francfort allait avoir du retard, peut-être trop pour avoir notre première correspondance. Tant pis, nous le prendrons quand même et advienne que pourra une fois arrivés à Francfort. On embarque avec une heure de retard, nous avions encore 35 minutes pour attraper le vol Francfort-Panama. Malgré une course folle à travers l’aéroport, une fois à la porte d’embarquement nous avons eu le droit à un « too late » … ;)

Déception compensée par une nuit, tous frais payés, dans un très bel hôtel **** de Francfort, rempli de clients Lufthansa qui avaient, eux aussi, subi des retards sur leurs vols et connu des galères.

Après un petit déjeuner particulièrement copieux à l’hôtel, nous avons enregistré direction Miami. Vol à bord du nouveau A380 « tout confort ». Une playlist de films qui a régalé les cinéphiles et qui n’ont pas su tenir éveillée Cécile plus de 35 minutes ! C’est pas faute d’avoir commencé plusieurs films !!

La correspondance à Miami s’est effectuée sans difficulté, mais le changement pour un avion plus petit et moins confortable s’est fait sentir… Même nos masques à oxygène ne tenaient pas dans le plafond…

Ce changement de programme nous a fait arriver à Managua (Nicaragua) en fin de journée, ce que nous avions, à l’origine, volontairement évité. Tant pis, on partira à la recherche de notre hôtel, de nuit ! Pour corser le tout, on a désespérément attendu nos sacs à dos à Managua, ceux-ci ne sont jamais arrivés… Voilà Voilà Voilà ….

Nous avons choisi l’un des nombreux taxis qui nous alpaguaient et qui nous semblait « honnête », et première négociation du séjour : le prix de la course ! Le guide du petit futé nous indiquait un quartier peuplé d’hospedaje, pour ce soir ça sera le San Felipe (15m² avec SdB, quelques fourmis, un ventilateur bienvenu, un groupe électrogène bruyant qui s’est arrêté au milieu de la nuit (ouf finalement !), pas de quoi nous empêcher de dormir bien profondément !!

Et demain, on récupèrera peut être nos sacs à dos … !


Besos a todos !