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mercredi 18 mars 2015

Chiang Rai

Nous voilà arrivé dans notre ultime ville Thaïlandaise avant de passer au Laos. La ville n’ayant finalement que peu d’intérêt et d’attrait il est conseillé de partir à la découverte de ses environs, vers la frontière laotienne ou birmane en traversant villages et rizières. La meilleure façon pour cela est de louer un scooter, ce qui sera une grande première et découverte. C’est parti pour l’aventure !
Nous choisissons un scooter pour deux, un Yamaha de 150cc, qui devrait pouvoir nous supporter tous les deux et nous mener à bon port ; muni aussi d’une boite de vitesse automatique, qui sera tout de même bien plus simple pour une première fois. Après un bref test et une prise en main rapide il est temps de se lancer dans le grand bain : la circulation Thaï !


Grâce à la Nouvelle-Zélande, la conduite à gauche ne nous pose pas de problème, mais le code de la route, lui, semble quasi inexistant. Il faudra être méfiant, prudent, et avoir de bons réflexes. Pour vous donner une idée du partage de la route sur une voie rapide voilà ce que ça donne : 2 voies pour les voitures et une large bande d’ârret d’urgence pour à peu près tout le reste. C’est-à-dire nous les scooters, des vélos, mais aussi des voitures garées, des scooters en sens inverse (ne pouvant traverser à cause du terre-plein), et quelques marchands de brochettes ou je ne sais quoi. Voilà donc le monde que vous croisez ou doublez, sur une voie rapide, à 90km/h…

Nous arrivons tranquillement à notre premier arrêt, au sud de Chiang Rai, le Wat Rong Khun, aussi appelé White Temple, qui fût édifié en 1997 en hommage au roi actuel Bhumibol, Râma IX. Ce temple est original car il mélange tradition et science-fiction, par son architecture surprenante et par exemple par l’intégration de héros de la pop culture dans ses fresques (Batman, superman, dragon ball Z, Matrix, Kung-Fu Panda…).





A 80 kilomètres au nord cette fois-ci se trouve le village de Shiang Saen, décrit dans notre guide comme étant le plus authentique de la région, car certainement trop isolé pour la majorité des touristes. Nous confirmons, ici nous étions les seuls farangs (dérivé de français, mais désignant les étrangers, à l’égal de gringos). C’est ici que nous avons découvert le Mékong, ce long fleuve marquant la frontière entre la Thaïlande et le Laos, juste en face. Après un léger tour au marché local, où se vendent crapauds et tortues à manger (beurk !), nous avons déjeuné dans une gargote, ou Romain s’est attaqué à la lecture du journal Thaï… Bonne chance ! Puis nous avons longé le fleuve, juste le temps d’une petite promenade digestive en observant les moines se reposer sur les quais et les pirogues circuler.

 


Nous retrouvons notre fidèle destrier et nous nous rendons ensuite au village le plus septentrional de notre virée dans ce pays, Sop Ruak. Cette petite bourgade est coincée entre 3 pays, la Thailande bien entendu, le Laos et la Birmanie et est aussi appelée par erreur « triangle d’or ». Par erreur, car ce terme désigne en fait toute une zone géographique à cheval sur chacun de ces 3 pays (le triangle), dans laquelle a autrefois sévi le trafic d’Opium (l’or blanc). Du belvédère du village, on peut facilement apercevoir les 3 pays, séparés par le fameux fleuve, et trouver un panneau symbolisant ce lieu… juste pour la photo.


Sans trop nous attarder ici nous nous sommes rendus au Hall of Opium, qui n’est qu’un musée, rassurez-vous ! Ici, tout est expliqué, de l’origine de cette drogue, issue des plantations de pavot, au trafic et conflits qu’elle a engendré, en passant par ses effets dévastateurs et les célébrités qui s'y sont essayées.


Pour résumer, l’Opium étant connu depuis des millénaires, au XVIIIème siècle la Chine en était déjà au stade de consommation abusive. En profitant, les britanniques se lance dans le commerce de l’Opium depuis l’Inde vers la Chine, dès le XIXème siècle. Cela engendrera les 2 guerres dites « de l’Opium » lors desquelles Hong Kong deviendra une colonie Britannique. Ils parviendront même à faire légaliser cette drogue en Chine. L’Asie du sud-est étant une porte d’entrée en Chine, et possédant de nombreux reliefs (montagnes, chemins muletiers, Mékong), idéals pour le trafic, ils ont aussi produits et vendus leur propre Opium (à moindre échelle certes). Finalement en  1912, à la Haye, une première Convention Internationale de l’Opium est signée, visant à contrôler ces drogues. C’est en fait plus récemment, en 1961, que la Convention unique sur les stupéfiants menée par l’ONU, réglementa plus précisément et au niveau international les drogues telles que l’opium, la coca (que nous connaissons) ou le cannabis.

Après avoir passé presque 2h dans ce fabuleux bâtiment et étant désormais capable de cultiver, transformer, cacher et consommer cette cochonnerie, nous pouvions renter à notre hôtel.

Or, sur la route du retour, une dernière curiosité a suscité notre intérêt, la Monkeys Cave. Ici, un petit parc à l’ombre d’une falaise, abrite des dizaines de singes en liberté, bien que certainement nourris exclusivement par le personnel du parc. Ces chimpanzés, à première vue, sont habitués à la présence humaine et se sont par moment montrés un peu agressifs, voulant m’attraper le mollet en montrant les dents une première fois puis voulant jouer avec le casque de Romain une seconde fois. Un rapide pas en arrière suffit à être tranquille. Fuir donc ! Ce qui n’est pas vraiment possible pour une échoppe (même grillagée) remplie de nourriture que son proprio est obligé de défendre à coup violents de lance-pierre.


Voilà 18h, plus qu’une heure avant de rendre notre moto, il est grand temps de rentrer avant de se faire manger tout cru. A partir de cet instant, nous avons roulé à bonne allure en s’appliquant à rester prudents, esquiver les voitures qui débouchent sans regarder et les scooters qui roulent à contre-sens.
Finalement, nous avons pu rendre le scooter entier avec quelques petites minutes de retard sans aucune incidence. Ouf ! Après avoir rouvert les yeux, Romain m’a avoué vouloir son propre scooter la prochaine fois.


Voilà, c’est ainsi que se termine notre (et votre) découverte de la Thaïlande. Il serait aisé et fort agréable d’y passer plus de temps, en découvrant d’autres régions du pays, ou en s’enfonçant un peu plus hors des sentiers battus.


Demain, nous prenons la direction de la frontière Laotienne.



Chiang Mai

Nous voilà réellement arrivés dans une toute autre partie du pays, la région Nord, réputée pour de nombreuses choses dont ses temples, sa gastronomie, ses ethnies montagnardes, etc…

De par ces attraits, la vie touristique de la ville s’est énormément développée, peut-être trop, ou trop vite, mettant en péril certains de ces mêmes attraits… Par exemple, une attraction phare est de réaliser un trek à la rencontre de ces fameuses ethnies perdues dans les montagnes, où se trouvent parfois des femmes au long cou, appelées « femmes girafes », issues de l’ethnie des Karen. En gros, 950 000 personnes vivraient encore dans les montagnes de la région, avec leurs propres cultures, traditions, religions, etc… Voici quelques-uns de ces groupes : Karen donc, Lahu, Akka, Lisu, Hmong, Mien, Htin, Khamu, Lawa et Mlabri… Nous n’étions pas vraiment emballés par l’idée de faire partie d’une queue leu leu de touristes en file indienne, venant jeter un coup d’œil à ces peuples comme on peut se rendre au zoo. Mes propos sont peut-être un peu exagérés mais nous ne voulions pas participer à la surexposition de ces gens-là au tourisme de masse. Si une autre occasion de rencontrer des ethnies montagnardes se présente, c’est avec plaisir que nous leur rendrons visite.

Nous avons préféré profiter de choses plus simples en restant à l’intérieur même de la ville, en commençant par quelques uns de ces nombreux temples (350 temples dans la ville, on se devait d’en faire un ou deux…). Nous avons choisi le Wat Phra Singh, qui regroupe plusieurs bâtiments aux façades bien sculptées où se cachent fresques retraçant la vie de bouddha et statues de cire de moines (tellement réalistes que ça en devient flippant… un petit côté Mme Tussaud ou musée Grévin). Nous avons continué notre pèlerinage en direction du temple Wat Chédi Luang, où nous avons pu observer des fidèles apportant leurs offrandes et venir prier avec un moine leur apportant sa bénédiction. Le jour suivant nous avons pris un taxi pour nous rendre à notre dernier temple, le Wat Chet Yod, plus au nord. Ce temple du XVème siècle est intéressant car il est entouré de verdure et non restauré, il garde donc les traces du temps passé. Un couple de jeunes mariés l’a même choisi comme scène pour la séance photos.

 


Juste un petit mot rapide sur la gastronomie de Chiang Mai ; nous n’avons évidemment pas fait le tour de tous les restos ni de toutes les gargotes de la ville mais si je peux dire un truc c’est que :

BOUDDHA QU’ELLE ETAIT BONNE MA SOUPE DE NOUILLES / POULET CURRY… UNE TUERIE !

Histoire de digérer notre somptueux dîner, nous avions prévu une soirée sport… J’entends par là, une soirée à regarder du sport. Ce soir 21h c’est match de boxe Thaï (ou Muay Thaï) et là il est préférable pour nous de rester spectateur. Au programme, 9 combats composés de 5 rounds de 3 minutes chacun (2 matchs d’enfants, 3 de filles, 2 de jeunes hommes et 2 de pros). Même les mômes de 12ans étaient impressionnants de par leur engagement et leur hargne. Dans ce sport, presque tous les coups sont permis sauf les morsures, du coup de pied au coup de poing en passant par le genou et le coude. Assez spectaculaire ! Surtout quand ça finit par un K.O.


Avant que vous ne preniez ces gens pour des brutes épaisses sans cœur ni cerveau, sachez que le respect semble faire partie intégrante de leur sport. (A la différence d’autres sports pourtant bien plus médiatisés…). Chaque combat débute et finit par un salut. Chaque vainqueur par K.O. a relevé son adversaire. Et certains vont jusqu’à se faire rire durant le combat (surtout les enfants).

Outre la dimension sportive, c’est aussi le côté traditionnel qui est intéressant. En effet, chaque combat est précédé d’un « rite » pendant lequel les combattants effectuent chacun de leur côté, une prière puis une danse, bref, une sorte d’incantation. Tout cela coiffé d’un genre de serre-tête et au rythme d’un petit orchestre local. Si le show du ring ne suffit pas, il est aussi possible d’admirer le show AUTOUR du ring, en regardant les parieurs (fous) encourager leur coq et s’échanger les billets. La soirée s’est terminée à 1h30 du matin, avec un boxeur Belge mettant K.O. son adversaire Thaï…

Après une petite grasse mat’ dominicale bien méritée, nous avions prévu un programme plus relaxant que la veille. Au risque de faire des jalouses, je m’en vais tout de même vous le raconter.

Aujourd’hui c’est massage ! Vous ne pensiez tout de même pas qu’on traverserait ce magnifique pays sans goûter à son fameux massage. Notre guide nous recommandait un établissement tenu par d’anciennes détenues et une masseuse française, croisée la veille, nous l’a aussi conseillé. Nous nous retrouvons donc dans un semblant de pyjama léger, bien trop petit pour nous, (ce qui nous a valu un sérieux fou rire) allongés sur un matelas, et entre les mains d’une ex détenue. C’est parti !


Pendant 1h, elles se sont amusées à étirer chaque partie de notre corps, à réaliser des points de pression avec leurs poings, leurs coudes ou leurs genoux et à tenter de faire craquer chacune de nos articulations. En fait c’est un massage bien plus tonique que ce que l’on trouve habituellement par chez nous et il n’est pas certain que cela plaise à tout le monde. Après une tasse de thé offerte nous sommes ressortis groguis et un peu marqués physiquement. ^^

Pour en finir avec Chiang Mai, nous avons fait un tour au Sunday Market, animant la soirée du dimanche. C’est tout un quartier qui se transforme, avec des étalages d’artisanat de la région sur plusieurs rues et sur des centaines de mètres. Il s’y presse un monde fou, tant locaux que touristes, pour trouver ses derniers souvenirs, ou simplement manger un bout. Pour nous ce ne sera que l’occasion d’un savoureux pad thaï à 20 baths (0,60€) avant de déguster à l’auberge un ananas bien frais.


Demain, encore plus au nord, notre dernière ville Thaïlandaise : Chiang Rai.



Sukhothai

En route pour le nord, notre première destination a été Sukhothai.

Pour nous y rendre, nous nous sommes rendus au terminal de bus nord de Bangkok et avons opté pour un bus de nuit. À 22h, nous embarquons et prenons la route, juste le temps de faire les comptes et lire quelques pages avant de sombrer dans le sommeil. Nos sièges ne sont peut-être pas aussi confortables que les semi-camas d’Amérique du Sud (pour ceux qui ont eu la chance d’essayer) mais cela semble largement nous suffire. Même les multiples arrêts dans les villes que nous traversons n’auront que peu d’effet sur nous. Arrivée prévue demain à 6h…

Exception confirmant la règle concernant les trajets toujours plus longs que prévus ? Je ne sais pas. Mais en tous cas le chauffeur a trouvé le moyen d’écourter notre voyage en nous débarquant à destination 1h en avance…

La ville est en fait divisée en 2 villes bien distinctes, la vielle ville pour laquelle tous les touristes sont là, abritant le parc archéologique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et la nouvelle, à 1km de là, où paradoxalement, la majorité des touristes logent et regroupe toutes les commodités.


Sukhothaï (qui signifierait « aube » ou « naissance du bonheur »), 5h du matin… Coïncidence ?

Les yeux à peine ouverts et l’esprit encore un peu embrumé, nous voilà déjà sac à dos au dos en train de négocier notre premier tuk-tuk pour rejoindre la vielle ville (plus proche des temples en ruines) et de repérer une guest-house pour ce soir. Nous partageons le transport avec une suisse et une française (bien trop bavarde pour une heure si matinale) pour quelques dizaines de bahts. Nous trouvons notre chambre et décidons de ne pas nous reposer tout de suite, par peur de sombrer pour de longues heures et ainsi perdre la journée.

Après avoir acheté gâteaux et  jus d’orange en guise de petit déjeuner, nous avons décidé de louer des vélos pour pouvoir circuler plus librement et rapidement dans l’enceinte de la vielle citée. Nous voilà donc vaillamment partis en vélo, à la découverte de ces monuments historiques.

L’ancienne ville qui représente plus de 2,5km² est cernée par des remparts et des douves et abrite la grande majorité des édifices en ruines. Hors de l’enceinte, dans les champs environnants se trouvent aussi d’autres vestiges de temples à visiter et encore certainement quelques uns à découvrir sous des amas de terre.


Ce fût un moment magique que nous avons vécu en étant presque seuls à 7h du matin dans un site chargé d’histoire. Découvrir sous la lueur des premiers rayons du soleil ces superbes statues de Bouddha au milieu des restes de temples fait de briques vous emplit d’une sensation de bien-être et de tranquillité hors du commun… Encore l’occasion de faire de belles photos !


Pour la petite histoire, la ville de Sukhothai (la vielle j’entends) fût la première capitale du royaume Siam, l’actuelle Thaïlande. Elle a été fondée au XIIIème siècle et connu son apogée à la fin de ce même siècle grâce à un dénommé Rama Kamheng (dit Rama le Fort). En effet, ce dernier développa les bases de la culture Thaï et en créa l’alphabet, instaura le bouddhisme comme religion nationale et créa aussi une vraie culture artistique grâce aux potiers chinois et aux anciennes cultures khmers. L’art de Sukhothai était né ! (Et c’est grâce à cela que le site est - même en ruine - une merveille)

 

Plus tard, en 1350, une nouvelle capitale fût fondée, Ayutthaya, plus au sud. S’en sont suivis des siècles de combats menés par des rois « demi-dieu » crains dans toute l’Asie du sud-est.

Au XVIII siècle, les Birmans mirent la capitale à sac après un siège de 2ans, sans réussir à s’implanter dans le royaume… Une nouvelle capitale devait voir le jour : Bangkok ! Elle fût fondée par un général, Phya Chakri, qui se proclama roi sous le nom de Ràma 1er. Les souverains de la dynastie Chakri, encore au pouvoir aujourd’hui, portent tous le nom de Ràma.

Revenons-en à nos ruines. Après avoir passé plus de 5h à sillonner l’intérieur et l’extérieur de l’enceinte en long, en large et en travers, il était temps d’une pause déjeuner à l’ombre d’une tonnelle. La suite du programme a été plus sage vous vous en doutez, puisque nous avons fait une sieste de presque 2h pour moi… Il faut dire que le soleil tape dur l’après-midi et des français croisés le soir nous ont rapporté que le thermomètre de la ville affichait 47°C à 16h… Bouddha merci, nous étions couchés !

Nous avons préféré attendre le soir pour retourner sur le site une dernière fois, profiter de son calme et de cette ambiance si zen, sans aucun touriste à l’horizon.


Débuter sa journée avec les premiers rayons du soleil et la terminer avec les premiers de la pleine lune. What else ? =)


Demain nous continuons notre route vers le nord. Chiang Mai nous voilà !










vendredi 6 mars 2015

Kho Chang

En attendant que notre visa vietnamien soit disponible, nous avions prévu de nous rendre à l’est de la Thaïlande, sur l’île de Kho Chang, afin de profiter des plages et de la mer.



Nous avons réservé notre trajet depuis une agence de Bangkok, juste en face de notre hôtel, car cela semble bien moins compliqué que d’aller chercher soit même son bus au terminal. De plus, la différence de prix n’était pas énorme, mais le gain de temps semblait important… J’ai bien dit semblait… En effet, on nous avait promis 5h de trajet en bus et même un peu moins vu que nous allions être pris en charge par un MINI-bus ! Génial ! Dans les faits, ça ne s’est pas exactement passé ainsi : Le rendez-vous était fixé à 8h devant l’agence, une jeune femme est venue chercher la demi-douzaine de touristes que nous étions et nous a guidé pendant 5min en scooter (?!) jusqu’aux bus garés en bord de route. Après une petite demi-heure d’attente nous avons enfin pris la route, roulant à toute allure dans les bouchons pour sortir de la ville puis encore plus vite une fois sortis… Un vrai rallye ! De ce fait, nous étions certains de rentrer dans nos délais, malgré les 3 pauses déjeuner/goûter auxquelles nous avons eu droit ! Le minibus nous a déposés à l’embarcadère ou nous avons emprunté un ferry pour nous rendre sur l’île en 30min… Youpi nous y sommes ! Nous sommes arrivés à notre hôtel en empruntant un dernier taxi (le seul moyen de circuler sur l’île si on ne loue pas un scooter). Ce voyage nous aura occupés pas moins 9h de notre journée, contre 5h espérées… Encore une bière de bien méritée !



Un soir, à l’hôtel, un gamin vient me voir, intrigué par l’ordinateur et y découvre un jeu de voiture (Oui, je suis moi aussi un grand enfant ! =)). Ce petit Thaï de 6 ans tout au plus ne connaissait évidemment pas un mot d’anglais, la communication n'était pas simple, mais je finis par comprendre qu’il s’appelle Naï (et le chien Coco) et qu’il est le fils de notre hôte. Ouf ! Lui laissant profiter du jeu, c’est quitte que nous nous sommes séparés ; lui heureux d’avoir joué, et moi ravi d’avoir partagé un moment avec un môme du bout du monde.



Nos deux premières journées sur l’île ont été assez calmes. Nous avons d’abord rendu visite aux êtres donnant le nom à l’île (Chang) : les éléphants d’Asie ! Habituellement utilisés pour réaliser des treks en étant montés par des touristes, à notre arrivée ils étaient derrières leurs barrières, une patte attachée au sol, sans trop pouvoir se déplacer… pas franchement la vie rêvée d’un si gros mammifère sauvage ! En plus, un éléphant faisait un « show », se dressant sur ses pattes arrières, marchant sur 3 pattes, faisant l’arbre droit sur les défenses et la trompe… assez malheureux encore une fois ! Pour nous, ce ne sera que l’occasion de les approcher de plus près, de les toucher, de voir leurs dresseurs/soigneurs s’en occuper. Vraiment sympa ! =) Mais nous étions sûrs de ne pas vouloir participer à l’exploitation de ces gros pachydermes…


Nous avons évidemment profité de la plage et de son eau chaude (vraiment chaude hein !). Même si ici les plages sont prises d’assaut par les complexes hôteliers aux multiples étoiles, nous avons pu profiter de la plage de sable fin, tenter de se rafraîchir en piquant une tête dans l’eau peu profonde et observer un Thaï pêcher en lançant son filet dans les derniers remous des vagues, attrapant quelques petits poissons au passage. Une journée plaisante et reposante ! Conclusion : chacun de nous est décidé à revenir ici en compagnie de sa moitié. Ok ?


Vu qu’il semble difficile de se rafraîchir près des plages, autant s’en éloigner non ? Ça tombe bien, c’est notre programme des prochains jours.

Au menu : PLONGEE SOUS MARINE !

Nous voilà donc inscrits auprès d’une agence sérieuse française tenue par un vieux loup de mer avec 40 ans de bouteille (de plongée), pour un DSD « Discover Scuba Diving ». Pour commencer la découverte de ce nouveau milieu, 2 plongées de 20min sont planifiées, une à 5m de profondeur et l’autre à 9m. Nous prenons un bateau typique tout en bois, aménagé pour la plongée afin de nous rendre sur notre site d’excursion, à 30 bonnes minutes au sud de l’île. A peine arrivés, nous observons déjà depuis le pont du bateau nos premiers poissons à travers l’eau cristalline ; nous avons hâte. Une fois équipés, la mise à l’eau se fait depuis le bateau : un graaannnnd pas en avant, au-dessus de l’eau et PLOUF ! =) Nos premières respirations sous l’eau. Pour la suite, un « master » gère notre matériel et nous guide vraiment, en nous tenant la main pour que tout se passe bien. Nous n’avons finalement qu’à admirer les fonds, respirer et palmer un peu… profiter quoi… =)


C’est simple, nous avons l’impression de nous trouver dans un aquarium, des poissons de toutes sortes et de toutes les couleurs qui se cachent au milieu des coraux multicolores. Nous découvrons émerveillés ce nouveau monde ! Puis, il est déjà temps de remonter à la surface…





Pendant que d’autres effectuent aussi leur plongée nous nous empressons de rechausser nos palmes et tuba pour retourner à l’eau et faire du snorkeling. Même en surface de cette eau limpide, on aperçoit facilement la faune et la flore qui s’y cachent.

Après avoir effectué nos 2 plongées de la journée et barboté un bon moment en surface, nous n’avions envie que d’une chose : recommencer. Et si possible en restant un peu plus longtemps sous l’eau, et encore mieux, sans que personne ne nous tienne la main.


C’est pour ces multiples raisons que nous avons poursuivi notre apprentissage en « Open Water », le tout premier niveau de plongée donnant droit à l’autonomie jusqu’à 18m de profondeur. Voilà quelque chose qui correspond un peu plus à l’idée que l’on se fait de la plongée.

Nous voilà donc repartis sur les bancs de l’école. Nos deux premiers jours ne seront pas les plus exaltants (et ne méritent donc pas de nombreuses lignes ici) car nous devrons apprendre et retenir 250 pages sur les bases de la plongée sous-marine… parfois sérieusement barbant ! Haaa l’école ! Fort heureusement nous pouvions aisément établir notre lieu d’étude sur une table en bord de plage, non loin d’un hôtel de luxe. =)

Après notre examen final réussi haut la main et signifiant la fin de l’école : les vacances tant attendues ! Youpla boom !


Quatre plongées réparties sur deux jours, avec différents exercices de base et de sécurité : monter son matériel, se mettre à l’eau, descendre au fond en décompressant ses voies ariennes (poumons, sinus et masque), vidage de masque sous l’eau, perte et récupération du détendeur, panne d’air, assistance, remontée d’urgence, etc… mais surtout, la flottabilité. Équipés d’un gilet stabilisateur pouvant être gonflé et d’une ceinture de poids (env.4 kg) nous pouvons aisément descendre ou remonter, mais au milieu il s’agit de trouver la bonne flottaison, appelé flottabilité neutre, nous donnant l’impression d’être en apesanteur, tel un astronaute. Pour ce faire, et pour suivre le  relief sous-marin il suffit de jouer sur ses poumons, inspirer pour remonter légèrement et expirer pour redescendre… Tout un art (qu’il n’est pas facile de maîtriser ^^) !

Les repas de midi se font à bord, et sont préparés par un restaurant franco-thaï, un délice et l’occasion de se faire de belles assiettes. (La plongée ça creuse et habituellement les Thaï servent de petites portions, alors ça change, en bien. =)).


La dernière de nos 6 plongées a été un pur bonheur puisque nous étions enfin « libres », simplement en binôme avec un Master, à suivre le relief du site, observant ses nombreux habitants. D’ailleurs nous avons pu en voir de près, très près, trop près… Romain et moi nous sommes tous deux logés des épines d’oursins (avec des aiguilles de 10cm hein) dans les doigts et j’ai même eu l’excellente idée de vouloir jouer à Némo en me cachant dans une anémone… sauf que ça brûle dur ! En fait, sous l’eau il est encore difficile d’évaluer certaines choses, comme la distance qui peut nous séparer des éléments (vous l’aviez compris hein, mais l’eau agit comme une loupe…) ou comme le temps que l’on y passe. En effet notre dernière plongée nous a menés à 13m pendant presque 45min, alors que nous avions l’impression d’y être restés 10min…


C’est donc diplômés d’un « Open Water » mais surtout heureux d’être descendus dans les profondeurs de l’océan pour la première fois que nous quittons l’île de Kho Chang, l’île des éléphants, mais pour nous surtout celle des poissons ! =)


Nous retournons sur Bangkok pour récupérer notre visa vietnamien avant de poursuivre vers le nord.

Signé : Tic & Tac, David & Jonathan ou les crevettes bleues (ou tout autre sobriquet trouvé par le staff du club de plongée pour nous désigner ^^)