jeudi 15 janvier 2015

Région du centre

Après avoir négocié et récupéré nos nouveaux équipements de camping (1 tente, 1 gros matelas gonflable 2 pers. et 2 duvets pour 40$...) que la famille Faure avait repéré pour nous, nous avons poursuivi notre route vers le sud.


Dans un premier temps nous voulions nous rendre au désormais célèbre village de Hobbit, tiré du film « Le Seigneur des Anneaux » de Peter Jackson (Lui-même tiré du Livre de J.R.Tolkien, lui-même tiré de son imagination…). Le site, appelé Hobitton, est la reproduction exacte du village Hobbit, Hobbitbourg, c’est ici qu’ont été tournées de nombreuses scènes des films. Or, la visite ne peut se faire qu’en participant à une visite guidée, à moitié en bus, au prix de 75$ NZ… A ce prix-là nous avons préféré laisser Bilbon et Frodon tranquilles et simplement sillonner les environs en voiture pour se faire une idée du paysage utilisé pour représenter la Conté. Après ce cours passage dans le monde de Tolkien, nous voici de retour sur la route du sud.


Sur la route justement nous faisons une courte halte aux chutes d’eau Mc Laren et Omanawa, nous permettant de nous dégourdir les pattes et de faire trempette sous une cascade.



Nous arrivons donc à Rotorua, première grande ville de la région centre, connue pour son activité géothermique. La quantité d’activité thermale que l’on nous propose nous confirme la chose : sources d’eau chaude, geysers, spa… Nous choisissons finalement de nous rendre à l’une des plus grandes zones thermales de la région, celle de Wai-O-Tapu, qui signifie « Eau sacrée » en Maori. Arrivés tôt, nous commençons par découvrir l’itinéraire nous menant d’abord à plusieurs cratères, certains contiennent des sources bouillonnantes, souvent à la forte odeur de soufre, et laissant parfois apparaitre un peu de pétrole. La découverte se poursuit avec de nombreuses piscines aux mille et une couleurs (où il est fortement déconseillé de piquer de tête !) : le soufre donne une couleur jaune, l’antimoine du orange, la silice est blanche tandis que l’arsenic est vert, l’oxyde de fer est évidemment rouge/brun et le manganèse violet. Cela transforme donc ce paysage plutôt lunaire, en une véritable palette de peintre.






A quelques minutes de là se trouve LA grande attraction du site (à en juger par l’afflux de touristes à ce moment précis) : le geyser ! Il est en fait déclenché par l’homme, chaque jour à 10h15 précises, quand tous les touristes ont pris place autour. Pour ce faire, un simple sachet de poudre de perlimpinpin lâché dans ses entrailles et voici quelques minutes plus tard un jet d’eau chaude de presque 10m de haut. Superbe ! Le geyser faiblit tout de même rapidement et le spectacle ne dure finalement que très peu longtemps. Toute ces curiosités ont commencé à prendre forme il y quelques 15 000 ans.


Notre découverte de la région se poursuit avec la ville de Taupo, au bord du lac du même nom, le plus grand du pays, où il est aussi ici possible de faire tout un tas d’activités, mais sportives cette fois ci : ski nautique, parachute ascensionnel, hydravion… Bref, nous nous passerons facilement de tout ça (et notre carte bancaire aussi) et préférons faire un rapide plongeon dans ce lac à l’eau si claire.  Le lendemain nous nous sommes rendus à la rivière Waikato, alimentée par ce fameux lac, afin d’admirer ses spectaculaires chutes d’eau, les Huka Falls, au bout d’un long couloir creusé par l’eau dans la pierre. Se jetant de 10m de haut avec un débit monstrueux, elle pourrait remplir une piscine olympique en seulement 12 secondes… Plus loin, ces mêmes eaux tonifiantes rencontrent une (beaucoup) plus petite rivière, d’eau chaude, donnant naissance à une piscine thermale naturelle très prisée des locaux et des touristes. Relaxés, nous reprenons notre chemin vers le Sud.






Nous voici maintenant à Turangi, porte d’entrée du Tongariro National Park, ou nous comptons passer 2 ou 3 jours à randonner. Cette ville porte peu d’intérêt si ce n’est de pouvoir rassembler les informations nécessaires au bon déroulement de notre séjour dans le parc. Une fois chose faite nous prenons la route pour effectuer une première petite randonnée aux chutes d’eau Taranaki, où nous avons une fois de plus pu faire trempette sous la chaleur estivale de cette fin d’après-midi.  C’est en revenant de notre promenade que nous nous sommes aperçus de notre première galère avec la voiture : une fuite ! En effet, lors du repérage du coin à l’abri des regards ou nous pourrions dormir le soir même, nous avons accroché une pierre qui a laissé sa trace en trouant le réservoir d’huile… 18h nous fonçons à Turangi, à une cinquantaine de kilomètres de là, à la recherche de quoi réparer cette fuite au moins temporairement… Une station-service trouvée et c’est finalement après quelques coups de marteau, un peu de mastique et de scotch que notre fuite semble être définitivement réparée. YOUPI ! Nous regagnons les abords du parc pour y passer la nuit. Demain commencera la vraie découverte du Tongariro National Park.



Péninsule de Coromandel

Nous voilà désormais en 2015 et après avoir profité de la côte ouest avec les plages de Piha et de Karekare, nous avons pris la route pour la péninsule de Coromandel, à l’Est d’Auckland.

C’est donc sans aucune bonne résolution pour cette année (à quoi bon ? Elles sont faites pour ne pas être tenues !) que nous attaquons la découverte de cette nouvelle région. Tardivement arrivés dans la première grande ville de la région, Thames, nous cherchons un endroit où poser notre Chariot et passer la nuit. Nous jetons notre dévolu sur un parking pour camping-car, en bord de route, mais qui semble tranquille. Ça fera largement l’affaire pour une nuit.

Toc toc toc ! Voici le doux son mélodieux qui nous a tirés de notre duvet, un peu avant 7h du matin… Une fois les mirettes grandes ouvertes et le nez dehors nous avons rencontré notre cher perturbateur, un agent du DOC (Department Of Conservation) tout sourire, nous remplissant gentiment un papier… en fait une amende. Nous étions en tort puisque ce parking ne pouvait accueillir uniquement les « self-contained » (camping-cars équipés de WC), or vous imaginez bien que notre pauvre voiture en est totalement démunie… Après de rapides explications, nous comprenons que nous venons d’écoper d’une amende de 200$ pour « free camping » mais qu’il est possible d’avoir les faveurs de la direction et de ne rien payer si on leur envoie un mail. A ce prix-là, nous essaierons, ça ne nous coutera rien (de plus). Finalement nous aurions peut-être dû prendre certaines résolutions…

Pour celles et ceux qui ont ou auront un jour envie de parcourir la Nouvelle-Zélande en vélo, voiture, van, camion ou trottinette, voici quelques explications au sujet du free camping (du moins NOS explications). Il est toléré mais très règlementé, surveillé et réprimandé. Vous êtes réglo si aucun signe ou panneau ne l’interdit et si vous ne gênez personne (attention, ici, la délation est monnaie courante), que votre « campement » est propre et que des toilettes sont à disposition. Autant vous dire que c’est peine perdue pour être vraiment réglo, donc le plus simple d’après nous est de se garer à l’abri des regards, hors des villes, sur de petites aires de pic-nic par exemple… Bref, au feeling ! Pour les plus sages (et les plus propres), le DOC a tout prévu, pour accueillir tout ce beau monde il existe des campsites équipés de WC, douches, et parfois même de barbecues. Or vous imaginez bien que cela n’est évidemment pas gratuit, comptez en 6$ et 12$ par personne. Ça fait cher la douche… mais utile de temps en temps !

Reprenons, après ce petit réveil matinal, nous étions prêts relativement tôt et en forme pour aller marcher, histoire de se décrasser du jour de l’an dans l’un des nombreux parcs du pays. Aujourd’hui ce sera le Coromandel Forest Park et son Kauaeranga Kauri Trail, recommandé par Coline  (la fille Faure) et Alex (son copain). Au programme de la journée, 7h de marche aller-retour pour grimper jusqu’à la Pinnacles Hut puis à un rocher surplombant toute la vallée et sa végétation luxuriante. Nous avons emprunté un chemin ombragé sillonnant au beau milieu de cette incroyable forêt subtropicale et avons finalement bouclé cette magnifique rando plus tôt que prévu, après 4h d’effort, contents de cette belle découverte mais fatigués.


Pour s’en remettre, quoi de mieux que d’aller faire trempette à quelques dizaines de kilomètres de là, dans des sources d’eau chaude. =) Nous avons repris notre fidèle destrier pour se rendre à Hot Water Beach (tout est dans le nom) sur la côte est. Cette célèbre plage a la particularité d’avoir une eau (très) chaude, pouvant atteindre 65°C, affleurant juste sous la surface. A marée basse il est donc d’usage de creuser une petite piscine sur une source d’eau chaude afin de pouvoir s’y relaxer avant que la marée ne remonte trop.

Une fois sur place et ayant loupé la première marée basse de la journée il nous a fallu attendre la seconde à 23h. Tant pis nous nous occuperons, puis les bains chauds seront peut-être encore plus appréciés de nuit et peut être moins bondés.


En attendant nous nous sommes rendus à Cathédral Cove, une formation rocheuse, creusée par la mer, formant maintenant une immense arche au-dessus de la plage. C’est aussi de cette manière-là que mère nature crée ces ilots rocheux isolés tout proche de la plage : la mer creuse une roche jusqu’à créer une arche, qui finit par s’effondrer et laisser le pied au large. Un bon nombre de magnifiques criques, voisines de cette plage, sont de superbes spots de snorkeling, malheureusement  nous n’avons pas (encore) le matériel alors nous les admirons depuis la terre ferme.


Venue la fin de soirée, nous sommes partis creuser, armés de notre casserole Quechua, notre fameuse piscine sur la Hot Water Beach. Mêlés à des dizaines de touristes et de locaux cherchant la bonne place et la bonne température, ni trop chaud, ni trop froid, nous nous sommes détendus durant 1h dans une eau chaude… salée. Une rapide douche dehors et nous voilà propre pour une nouvelle nuit dans notre hôtel 4 roues. 


Demain, direction la région du centre.









Northland

Dès l’acquisition, le rapide aménagement de notre voiture et le plein de courses et d’essence fait, nous n’avons pas résisté longtemps avant de prendre la route pour le Northland, seule région située au Nord d’Auckland. D’ailleurs, à propos de « prendre la route », il faut la prendre du bon côté, qui n’est pas le même que chez nous. Et oui, la Nouvelle-Zélande étant une ancienne colonie britannique où règne encore notre bonne vielle Elisabeth II, les Néo-Zélandais roulent à gauche. Inutile de vous dire que nos premiers kilomètres ont été une vraie aventure et nos premiers carrefours de vrais casse-têtes… Même si nous avons encore tendance à actionner les essuie-glaces au lieu des clignotants et que l’on cherche le rétro et la ceinture du mauvais côté, le coup de main vient finalement assez rapidement.

Mise à part une rapide petite escale à la plage pour prendre un peu le soleil (en Patagonie ce n’était pas vraiment ça !) et  réaliser ce que nous vivions, notre vraie première étape a été Whangarei (le « Wh » se prononce « F » en Maori, donc Fangarei). C’est aussi ici que nous avons passé notre première nuit dans notre Chariot, sur un parking équipé de toilettes publiques. La nuit fût bonne, mais à 2 dans 6m² nous devons juste trouver nos repères, avoir certains reflexes et tout sera parfait. Le lendemain matin, nous avons découvert les cascades de la ville et son parc les entourant au cours d’une petite ballade.

Notre deuxième étape nous a menés jusqu’à Waitangi, berceau de la culture Maori, car c’est ici qu’a été signé le tout premier traité entre Maoris et Anglais le 6 février 1840, faisant ainsi de la NZ une colonie britannique. En effet, le peuple néo-zélandais reconnaissant les prestiges et bénéfices que leur ont déjà apporté les « Pakehas » (colons européens/britanniques) acceptent donc volontiers leur autorité, celle de la couronne britannique. Ce traité ayant été fait en 2 exemplaires, l’un rédigé en langue Maoris, l’autre en Anglais, ne sont en fait pas tout à fait identiques et divergent sur quelques points, donnant lieu plus tard à certains conflits. La version British donne au Maoris les mêmes privilèges que tout citoyen anglais en échange des pleins pouvoirs ; l’autre version garantit aux Maoris la pleine possession de leur territoire (et donc de le gouverner). Si plus de 40 chefs maoris ont signé ce traité ce jour-là, la plupart n’était conquis que par la version Maoris… Cependant, plus de 500 d’entre eux finiront par le signer. Entre 1843 et 1872, des conflits éclateront, laissant peu de chances aux guerriers Maoris défendant leur territoire.




Nous avons donc visité ce lieu, logiquement appelé « Waitangi Treaty Grounds », où ce fameux document a commencé son histoire. Nous avons aussi pu assister à une représentation d’un spectacle traditionnel Maori avec instruments, musiques, chants, danses et bien entendu Haka. =) Tout ceci dans une magnifique maison commune, la Whare Runenga, édifiée en 1940 pour célébrer le centenaire du traité.


C’est ici aussi que se trouve la fameuse Bay of Island, et ses innombrables îles vierges (plus ou moins 150…) parsemées au milieu d’une eau turquoise où il est possible de faire tout autant d’activités (plongée sous-marine, snorkeling, voile, hélicoptère, parachute ascensionnel,…) Bref, un petit paradis pour touriste aisé, nous ne nous attarderons pas plus.

Après avoir fait l’extrême pointe sud du continent américain il y a quelques jours, nous avons voulu nous rendre à l’extrême pointe nord, cette fois ci, de notre nouveau pays d’accueil. Nous voilà donc après plusieurs heures de route, au Cap Reinga, marqué par un joli phare, où se rencontrent ici l’océan Pacifique et la mer de Tasmanie, donnant lieu à de nombreux remous et tourbillons. De nombreuses histoires sont aussi rattachées à ce lieu : un arbre solitaire sur un rocher affrontant la mer déchainée serait le lieu de passage des âmes entre notre monde et celui du dessous ; une île à peine visible à l’horizon aurait été rejointe à la nage par un ancien chef maori… Pour nous c’est surtout un magnifique point de départ pour faire de belles randonnées sur la côte, encore vierge de toute trace humaine. Nous avons donc tranquillement marché, 4h durant, en passant successivement par une plage paradisiaque, une multitude de couches de sédiments séchés,  des dunes de sable puis les champs de vaches. Au bout de notre sentier, nous retombons sur la route qui mène à notre voiture et décidons de tenter une nouvelle fois le stop, il y a beaucoup de passage, nous ne devrions pas attendre trop longtemps. C’est finalement au bout d’une heure tout de même et d’une bonne centaine de voiture qu’Hugo, Chilien d’origine, s’est arrêté pour nous ramener à bon port. Nous étions contents de pouvoir discuter en espagnol avec lui et son père, ici, au fin fond de la Nouvelle-Zélande. Merci !



Après cela il nous a fallu entamer la redescente vers Auckland, par la côte Ouest cette fois ci. Sur la route nous avons traversé un fleuve en ferry pour gagner quelques kilomètres (et perde quelques dollars…) avant de se rendre le lendemain dans la Waipoua Forest ou survivent encore quelques Kauris, ces arbres tout aussi majestueux qu’énormes ou vieux. Certains peuvent atteindre 15m de circonférence et plus de 20m de haut, comme  Te Matua Ngahere, le père de la forêt… autant vous dire qu’on se sent tout petit une fois à côté. Pourtant leurs racines ne sont pas très profondes et cela en fait paradoxalement des arbres fragiles. C’est donc pour les protéger et préserver cette espèce que des plateformes sont mises en place autour d’eux pour nous les toutous !

Il est maintenant temps pour nous de regagner Auckland pour finir cette année comme il se doit, en compagnie de la Famille Faure, terminant leurs vacances sur cette belle terre.

A l’année prochaine.

 




mardi 6 janvier 2015

Les fêtes à Auckland

Ne connaissant pas les habitudes et le programme de nos hôtes pour Noël nous étions sur le qui-vive dès le 24 au soir, prêts à commencer les hostilités. Or, chez Ingrid et Guy, la soirée du réveillon est en fait une soirée plateau-télé, ou chacun se sert et s’installe devant le grand écran pour regarder « Maman j’ai raté l’avion ». Un peu étonné, nous sommes d’abord restés à table entre francophones en profitant du spectacle : pas celui de la TV mais celui du canapé, nos hôtes de 60ans pliés de rire devant ce film pour enfant. Le lendemain, à 10h, juste après un bon petit déjeuner, début du marathon, nous nous voyons proposés notre première (et pas la dernière…) coupe de champagne ! Oui oui du champagne, à 10h du mat’ ! Nous avons partagé cela avec Xavier et Sophie qui ont pu inviter un couple d’amis français fraichement arrivé en NZ. Nous serons donc 6 français autour de la table à midi, mais pour nos chers hôtes nous essaierons de discuter un maximum dans la langue de Shakespeare. D’ailleurs il s’avère que ces invités ne m’étaient pas totalement inconnus… Quand vous dites « On se retrouve en Nouvelle-Zélande !» à des compagnons de trek au Chili vous ne pensez pas les croiser au bout de 3 jours sur place. C’est donc amusés que nous avons retrouvé Ben et Coline, 2 jeunes avec qui nous avions partagé le trek du W dans le parc Torres del Paine quelques semaines auparavant. Au top !

14h30, après avoir vidé 3 bouteilles de champagne et terminé les gâteaux apéro, il est venu le temps d’ouvrir la 4ème bouteille et de passer à table ! Au menu, buffet : salade de patates douces, salade de tomates, crevettes, pommes de terre, saumon, agneau et un énoooooorme jambon entier. Une fois rassasiés, le maître de maison a ouvert la 5ème (et dernière. Ouf !) bouteille de champ’ tandis que la maîtresse nous a présenté sa panoplie de desserts: 3 gâteaux et une salade de fruits (pour faire glisser…) Bref, un repas digne de chez Mamisou ou chez tata Rosa. Un régal !


Après s’être remis de notre fantastique Noël et de notre virée dans le Northland, nous voilà de retour sur Auckland pour terminer cette Fauremidable année en beauté, en compagnie de Faure familly qui nous ont gentiment invités dans leur auberge, pour partager un morceau de foie gras, apporté spécialement de France. L’apéro dinatoire terminé et minuit s’approchant à grands pas nous décidons donc de sortir pour admirer le feu d’artifice tiré de la Sky Tower (plus grande tour de l’hémisphère sud avec ces 328m). Finalement très déçus du spectacle qui ne dura que 5 minutes, nous nous sommes dirigés dans le centre-ville afin de voir l’ambiance qui s’y trouvait. Mais rien de spécial pour une soirée du nouvel an, juste quelques fêtards ne sachant plus tout à fait marcher droit. C’est équipé de la fameuse bouteille de champagne que nous prenons la direction du port pour trinquer à cette nouvelle année. Tchin ! Merci encore à toute la famille Faure pour la soirée passée !

Elle se finira d’ailleurs assez tard, autour de quelques bières, dans l’un des nombreux bars de la ville.

Voilà, nous sommes les premiers à pouvoir le dire :

BONNE ANNEE 2015

















Réveil difficile, grosse chaleur dans la voiture, yeux collés et esprit embrumé … Rien de mieux que le traditionnel gros Mcdo de lendemain de fête pour se remettre sur pied. Nous retrouvons ensuite notre Fauremidable famille sur la plage de Piha, située à une cinquantaine de kilomètres d’Auckland sur la côté ouest. Pour un 1er Janvier quoi de mieux que de barboter dans l’eau, ou disons plutôt « balloter », car les vagues sont ici monstrueuses et on se sent rapidement dans une machine à laver. L’endroit est même réputé pour être très dangereux à cause de la mer agitée et de ses puissants courants, nous y laisserons donc quelques forces… Bien épuisés nous prenons la direction de la plage de Karekare, sauvage et déserte, aussi célèbre pour avoir servi de décor pour plusieurs films (La leçon de piano, Xena la princesse guerrière). Comme sa voisine Piha, il est déconseillé de s’y baigner si elle n’est pas surveillée.



Il est temps pour nous de continuer notre route vers la péninsule de Comorandel Sud et de dire au revoir à Monsieur et Madame Faure accompagnés de leur petit dernier, Quentin… Ha ciaooo !!


Nouvelle-Zélande – Auckland

Nous avions quitté le Chili le 20 décembre au matin de Punta Arenas et nous voilà déjà le 22 décembre à l’aéroport d’Auckland en Nouvelle-Zélande (sans vraiment avoir connu la journée du 21/12/14… Signe de fin du monde ? =).

En débarquant tout juste dans ce nouveau pays en cette fin d’année et période de fêtes, il  ne semblait pas évident de trouver avec qui, où et comment partager Noël et le jour de l’an. Heureusement, juste avant de quitter le continent sud-américain, nous avions pensé au Couchsurfing, cet outil du 21ème siècle, permettant aux voyageurs du monde entier d’entrer en contact avec des locaux proposant leur toit (et parfois bien plus…) C’est donc comme ça qu’Ingrid et Guy, deux néo-zélandais de presque 60 ans, ont accepté de nous recevoir dès notre arrivée à l’aéroport, le temps d’une petite semaine, et de passer le jour de Noël ensemble. Parfait, nous passerons notre 1er Noël à l’autre bout du monde dans une famille Kiwi. Nous voilà immergés dès le début. Quoi de mieux ?


A notre arrivée, nous étions attendus par Sophie et Xavier, deux français forts sympathiques en voyage depuis 10 mois en NZ et créchant également dans cette famille. Ouf ! La transition Espagnol / Anglais sera peut-être un peu moins brutale avec eux… Nous pourrons nous mettre tranquillement dans le bain et peut-être apprendre plus rapidement les codes et les coutumes de ce nouveau pays. Nous voilà en route pour Ramarama, à une quarantaine de kilomètres au sud d’Auckland, où se trouve la belle maison de nos hôtes et leur grand terrain occupé par 3 alpagas, 2 chiens, 2 coqs, une multitude de poules et de canards. Bref, un joli petit coin de paradis, en pleine campagne et à 35min seulement de voiture d’Auckland. Nous nous sentons déjà bien ! =)

Informés depuis longtemps et à plusieurs reprises de la facilité de faire du stop en Nouvelle-Zélande, c’est ainsi que nous nous sommes lancés en direction d’Auckland dès le 2nd jour… Commence ici NOTRE expérience du stop ! A peine 2min que nous tendons le pouce et voilà déjà notre premier chauffeur, Tamielle, qui doit juste faire 2/3 arrêts avant Auckland pour de rapides courses. Aucun souci, on découvrira les petites routes… Après 2 arrêts, 4 demi-tours, 6 mauvaises routes et deux bonnes heures de trajet, nous voilà en ville. Youpi !! Peu importe, nous avons le temps et avons bien rigolé avec elle. Nous passons donc notre première demi-journée sur Auckland, tranquillement. Attendus pour le diner, voilà venu 17h30 le temps de rentrer, ou du moins d’essayer… Stratégiquement postés à l’entrée du motorway nous avons gentiment souri à nos potentiels chauffeurs pendant près de 2h. Seul 2 énergumènes se sont arrêtés à notre niveau, le premier ne nous a même pas laissé le temps de ramasser nos sacs avant de repartir, quant au second, il était juste à la recherche d’un briquet… No comment !

Précisons aussi, que nous étions équipés de 2 pancartes indiquant « Ramarama » (peu connu par les locaux) et le numéro de la sortie correspondant sur le motorway. (Au moins, ils pouvaient situer à peu près…) Heureusement, une âme « charitable » fini par s’arrêter et nous propose de nous avancer un petit peu… Patientant déjà depuis un moment, tout est bon à prendre ! Ou presque… Notre cher monsieur nous a déposés à la première sortie, à 2km, qui ne possède aucune entrée sur le motorway. GE-NIAL ! Nous voilà donc repartis pour tendre le bras et le pouce sans trop savoir dans quelle direction s’avancer. 20h passées, il est grand temps d’informer nos hôtes de notre « petit » retard… Sans téléphone en poche, Romain tente sa chance dans une première épicerie, qui refuse catégoriquement de passer un coup de fil ; la seconde accepte de téléphoner lui-même après vérification de l’existence de Ramarama en Nouvelle-Zélande. Bon, les voilà avertis ! Reprenons notre activité ! C’est finalement à 21h qu’est apparu notre sauveur, un jeune dénommé Ali, qui nous propose de nous amener jusqu’à destination. Alléluia ! Bref, nous sommes rentrés à 21h30, après 6h de stop dans la journée. Après cette folle aventure, nous avons eu la chance de se faire servir le diner… Merci Ingrid !


Alors, toujours aussi fastoche le stop ?

Pour ne pas revivre ça durant 2 mois nous avions comme projet d’acheter un van pour parcourir plus facilement et plus librement cette nouvelle terre inconnue et pouvoir passer nos nuits à l’intérieur. Ce sera donc notre mission de ces prochains jours. Pour nos recherches, nous avons débuté par internet (encore un magnifique outil du 21ème siècle…) mais sans grand succès. Puis nous avons poursuivi nos recherches à Auckland même pour faire le tour des auberges de jeunesse affichant parfois les petites annonces, et ce fût ici plus fructueux. Après 2 jours de recherches et 3 rendez-vous nous avons finalement craqué sur un wagonstation (entre break et monospace) 7 places facilement modulables, boite auto et volant à droite, que l’on devrait facilement revendre dans 2 mois. Bref, nous voilà désormais propriétaires d’un superbe Mitsubishi Chariot de 1995 ! Et ça un 25 Décembre ! =)