vendredi 10 juillet 2015

Durban

La suite nous a menés à Durban, deuxième ville du pays en terme de population et d’économie. Elle doit justement son économie à son impressionnant port, parsemé de cargos, de conteneurs et de grues. Nous apprendrons par la suite que la ville est jumelée avec Nantes.

En arrivant le soir, nous nous sommes « installés » non loin de la ville, dans une riche banlieue nommée Bluff en bordure de l’océan. Encore un joli panorama donc ! Sur la  plage, nous avons pu apercevoir de nombreux pécheurs s’exercer jusque tard dans la nuit. L’un d’entre eux, God, qui fait partie de la grande communauté indienne présente ici (héritage du passage Gandhi), est venu vers moi lorsque je prenais des photos. Au bout de quelques minutes de discussion, il nous invite à partager une bière avec lui… ce que nous acceptons bien évidemment avec un grand sourire. Ce soir, il a tout d’abord attrapé un petit poisson, qui aura la « chance » de retourner à l’eau… en tant qu’appât. La technique utilisée est pour le moins originale : On lance la ligne sans l’appât avec un énorme plomb au bout, puis on fait descendre le poisson hameçonné le long de la ligne à la manière d’une tyrolienne. (Un peu le (dernier) manège à sensation pour le poisson). En ce moment, les sardines remontent par banc entier les côtes sud-africaines, ramenant avec elles tous les gros gourmands, dont les King Fish, la cible du soir, un poisson pouvant atteindre les 25 ou 30kgs.


Le lendemain nous avons débuté la visite de la ville par le Victoria Market, qui rassemble beaucoup de petites échoppes d’artisanat en tout genre, et quelques magasins indiens… D’ailleurs, nous n’avons pas pu nous empêcher de repartir avec un petit sac d’épices indiennes, du lemon-pepper, pour nos prochains diners. Nous avons aussi observé de loin le port, ses immenses grues, ses monstrueux cargos et ses innombrables containers. Une immersion totale au cœur et au plus près de la vie du port de commerce doit être encore plus impressionnante.

 

Tout proche se cache un petit centre créatif, le BAT Centre, regroupant des artistes et des jeunes apprentis, dans divers domaines : un coin théâtre avec une répèt’ en cours, un sculpteur sur argile, et beaucoup de dessinateurs. On nous présente la technique du « Wood Block », qui consiste à graver son dessin dans une plaque de bois aggloméré puis de s’en servir de tampon avec les couleurs souhaitées.

Une rapide pause déjeuner dans un snack pour déguster un délicieux shawarma servi par une mama Africaine des plus aimable et des plus souriante nous à requinqué pour l’après-midi.

Justement, le programme de cette aprem’ nous mène à la rencontre d’animaux non pas terrestres pour une fois, mais marins. Nous nous rendons à l’aquarium Ushaka Marine World, un superbe complexe qui propose aussi le classique spectacle de dauphins… Après tout, c’est compris dans le prix !

Jongles, sauts, chants, tout y est passé ! Un rapide tour pour voir nos amis manchots du Cap qui se mettent à l’eau et la visite continue.


 Le second spectacle nous intéressait un peu plus, le déjeuner des requins. Nous allons de ce pas voir ça !! Et… au final… rien de spectaculaire ! Rien à voir avec un guépard qui chasse ! Mais la rapidité de certains petits requins est impressionnante, tout comme l’immobilité des imposants squales gérant leur flottabilité à la perfection. Ces derniers cohabitent avec le roi de l’océan, un énorme poisson (dont le nom m’échappe) qui n’a rien à leur envier niveau taille. A côté, ce sont les belles et grandes raies qui sont à admirer, certaines avec de beau camouflage léopard. Encore un peu plus loin, de gracieuses tortues se sont montrées curieuses en venant faire face à la main de Romain, contre la vitre. Une belle rencontre !


 
Dans l’univers du plus petit, on peut parler des méduses mises en valeurs sous une lumière violette, des tous petits hippocampes se faisant discrets dans les algues, ou de Nemo et de Dora dans leur aquarium (Si si je vous assure !)


Allez, on sort de l’eau et on poursuit notre bonhomme de chemin, vers le sud, toujours !


jeudi 9 juillet 2015

St Lucia – Isimangaliso Wetland Park

En poursuivant notre route, nous rejoignons la côte Est, bordée par l’océan Indien, où se trouve par exemple la petite ville de St Lucia où nous faisons halte. A peine entrés dans la ville que des panneaux nous mettent en garde sur la possibilité de croiser, à la nuit tombée, des hippos et des crocos… en pleine ville. Rassurant n’est-ce pas ? Le soir venu, en nous garant non loin de la plage pour passer la nuit, nous avons justement aperçu deux yeux brillants dans la lueur des phares… Pas de doute, c’est un croco, qui, une fois repéré, se carapate vite. Peu importe, nous ferons à diner à proximité de la voiture, et nous dinerons dedans ! Nous restons méfiants !


Le réveil n’avait pas été prévu si brutal, si festif et si matinal que ça ce matin-là, mais une bande de Sud-Africains en avait décidé autrement. Il est 6h, nous dormons à poings fermés, les premières lueurs du jour apparaissent petit à petit mais le soleil ne perce pas encore à l’horizon. Pourtant, une dizaine de jeunes débarque en voiture sur le parking, se gare, puis laisse tourner la sono à fond, ignorant notre présence. Sauf qu’ici quand il y a de la musique, on chante, on danse, on ri, on cri ! On finit donc par émerger et par observer le spectacle qui s’intensifie. Désormais plus nombreux, ils ont tous revêtu un habit, comme une grande toge, certains avec une croix chrétienne dans le dos. Ensuite, tout ce beau monde s’est dirigé vers la plage où ils ont encore dansé, jusqu’à finir dans l’eau pour certains à l’heure où le soleil se levait. Groupe religieux ? Secte ? Nous ne saurons pas vraiment !

 

En tout cas, ce réveil à l’aube nous a permis d’accueillir les premiers raisons de soleil sur fond d’océan… quelque chose d’impossible dans notre cher hexagone.

La raison de notre venue dans cette ville est le parc côtier tout proche, l’Isimangaliso Wetland Park, un joli mix de dunes, de forêts, d’étangs, de plages… Un petit coin de paradis, pas encore défiguré par l’homme !



Lors de notre petit parcours nous avons croisé finalement assez peu d’animaux (en comparaison aux précédents parcs) mais nous retiendrons quand même les superbes kudu qui ont bien eu la gentillesse de poser pour nous et de se laisser contempler. Un pur moment !

 


Outre les peureux vervets que l’on croise sur la route, il n’est vraiment pas rare de se trouver à proximité de babouins (beaucoup plus gros), généralement présents par intérêt. En effet, il est assez fréquent que ces singes s’invitent au pique-nique des touristes, usant souvent de force et de méchanceté. Pour preuve, même en faisant attention à ne pas trop sortir de nourriture, l’un d’eux s’est approché de notre table en marchant, sans doute attiré par le seul pain de mie sur la table. Mal lui en a pris, je l’ai envoyé valsé contre la voiture au moment où il a voulu grimper sur la table. Du balai ! Les locaux, plus équipés, possèdent des pistolets à billes et leur tirent dessus au moindre doute depuis leur fauteuil. Assez efficace ! (En espérant seulement qu’ils ne le confondent pas avec leur vrai revolver, autorisé ici, qui lui, ferait des dégâts). Un autre animal peuplant les airs de pique-nique est une petite fouine, qui nettoie parfaitement vos miettes, et va même fouiller dans les poubelles. Ces boules de poils inoffensives sont encore plus drôles lorsqu’elles débarquent en bande de 10, 15 ou 20 !


Lorsque nous étions à peine arrivés dans le parc, nous avions croisé le chemin d’un drôle d’oiseau… Ce drôle de spécimen est belge et est installé en Afrique du Sud depuis le début de l’Apartheid. Un francophone ayant vécu cela, c’est une aubaine, nous lui posons beaucoup de questions… Mais nous comprenons rapidement que l’apartheid à laissé des traces, des idées, qui ne mourront peut-être malheureusement jamais !

« L’apartheid c’était la bonne époque ! Surtout pour les blancs… pas pour les noirs !! Ahahaha ! »

« L’insécurité c’est à cause des noirs, mais vous avez le même problème en Europe. »

« Les noirs tuent juste pour 20 euros, ils n’ont pas de respect pour la vie. »

Est-il vraiment entrain de débiter les absurdités que nous entendons ? Oui, oui, et sans même se poser la question du choc que ça pouvait faire !


Bref, heureusement, nous sommes passés à autre chose et avons passé une excellente soirée sur la terrasse d’un café, entre bières et foccacha. Quoi de mieux pour fêter les papas et l’arrivée de l’été (en France) ?!


Demain, direction la grande ville côtière de Durban.


mercredi 8 juillet 2015

Swaziland

Le Swaziland, kezako ?

C’est un petit royaume (en gros, la moitié de la Belgique), coincé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Ce qui rend ce pays un peu insolite c’est peut-être son monarque, le roi Mswati III, qui est polygame et qui compte déjà plus de 15 femmes… (son prédécesseur en eut même 70 !) Môsieur s’en choisit, en fait, une nouvelle chaque année lors d’une cérémonie rassemblant quelques 8000 jeunes filles du pays. Mais on peut facilement comprendre pourquoi toutes les filles veulent se jeter dans ses bras : 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’espérance de vie atteint un léger 50 ans, alors que le roi dépense des millions en frais personnels, ou s’achète un avion coutant le budget annuel de la santé… Bref, passons !

Nous passons donc la frontière sans aucun souci et continuons notre petit bonhomme de chemin vers le sud, en dépassant la ville de Pigg’s Peak, nous arrivons à notre première halte.

Ici les paysages sont vallonnés et c’est un paradis pour ceux qui, comme nous, apprécient le grand air et la randonnée. Et après ces quelques jours de safari, à passer de nombreuses heures enfermés dans la voiture, nous avions envie de prendre du repos et un peu l’air. Pour ce faire, on a commencé par passer un après-midi tranquillement posés au bord du Maguga Dam, un lac artificiel retenu par un gros barrage. Quelques lignes écrites, quelques chapitres de lus, une ou deux parties de cartes, le tout entrecoupé d’une petite sieste et nos batteries sont rechargées à bloc.


Le programme du lendemain est d’aller se dégourdir les jambes dans l'un des nombreux sentiers de la Malolotja Nature Reserve . En traversant ces collines pelées, nous croisons juste quelques phacochères, rapidement apeurés par notre présence. Il y aurait aussi apparemment des antilopes mais elles sont restées cachées ce jour-là. Pourtant le repérage de ces quelques animaux est rendu très facile par le fait que les locaux brûlent lentement de grandes parcelles d’herbes rases (pas de grands feux de forêt donc). Cela doit avoir un but bien précis qui m’échappe ! Deux heures de rando à bonne allure nous ont en tout cas fait le plus grand bien.

 

Le surlendemain nous nous sommes rendus à Lidwala Backpackers Lodge, notre point de départ de la journée. Nous nous sommes ensuite attaqués à un sentier menant à une crête rocheuse en prenant cette fois ci un peu plus de temps. Deux nouveaux amis se sont joints à nous, d’attachants toutous jumeaux que nous avons logiquement surnommés Tic et Tac. La vue d’en haut nous donne un petit aperçu des environs, un paysage vallonné et aride, entre brousse et rochers.

 

Un de ces soirs, nous avions choisi l’option de dormir proche d’une usine d’oranges (l’une des spécialités de la région). A 2h30 du matin, soit au beau milieu de notre nuit, un agent de sécurité est venu frapper au carreau en nous demandant si nous bossions à l’usine… On s’interroge toujours sur le sérieux de sa question ! Peu importe, nous avons pu terminer notre nuit tranquillement.

Voilà, cette parenthèse est terminée, nous revenons demain en territoire sud-africain.

mardi 7 juillet 2015

Kruger Park – 2nd partie

Nous nous sommes accordés une journée entre nos deux safaris au Kruger Parc, et ce fût l’occasion de donner quelques nouvelles aux proches, et aussi de parcourir un peu les environs.

Ça tombe plutôt bien, dans le coin a été taillé par le fil du temps et le fil de l’eau le 3ème plus grand canyon du monde, le Blyde River Canyon. (Tout le monde n’a pas pu voir le Grand Canyon…) Finalement, des points de vue le long de la route, les paysages sont grandioses mais loin de ce que nous imaginions. (Grand Canyon peut-être justement…) Une rapide escale aux « piscines des géants », ne nous a pas plus emballés, peut-être à cause du manque d’eau. En effet, ces gros bassins naturels ont été creusés par les galets trimballés dans le torrent et se remplissent d’eau en se déversant les uns dans les autres…. Mais lorsque l’eau n’est pas abondante, le spectacle est sans doute moindre.

 








Notre deuxième journée au sein du Kruger, à l’extrême sud du parc, n’a pas été aussi riche en animaux que le fût la première, bien qu’un autre animal nous ait impressionnés par sa majesté, sa taille, et celle de ses cornes : le grand kudu. (Une photo devrait suffire à vous convaincre.) Cette grande antilope pouvant mesurer 1m50 au garrot pourrait paraître facile à voir, si elle n’était pas bien moins rependue que sa cousine l’impala.


Nous croiserons nos animaux « habituels » devenu presque familiers… ainsi que de drôles d’oiseaux sortis de Jurrasic Park et un bel aigle perché sur son arbre. Le long de la route il n’est vraiment pas rare de croiser une horde de singes (les vervets, ou singes verts). Etant souvent apeurés par la voiture, ils peuvent avoir de vives réactions, et le tout est juste de ne pas les écraser.

 

 

Moins riche en animaux donc, mais pas en émotions… Et oui !

En temps normal, nous ne ménageons pas vraiment notre voiture, on dort et dîne parfois dedans, on emprunte des pistes défoncées, etc… Mais là nous avons, j’ai sorti le grand jeu en voulant rejoindre un petit point de vue. Avançant à faible allure, j’ai réussi à ensabler la voiture, puis à empirer la chose en essayant de la sortir. Résultat : la voiture coincée dans 15 cm de sable jusqu’au châssis, nous deux légèrement inquiets au son d’un grognement animalier lorsque nous tentions de la dégager dehors (où il est normalement interdit de quitter son véhicule), et un Romain couvert de sable en essayant de pousser. Une chose est sûre, nous avons besoin d’aide !! Heureusement pour nous, un jeune groupe guidé passait par là et à 6 avec la bonne technique, ça été un jeu d’enfant ! Nous voilà repartis !

Du coup, pour nous remettre de nos émotions, le soir venu, la chance nous a donné un petit coup de pouce…

Prenant exemple sur l’avant dernière nuit, nous nous adressons à la porte de sortie du parc en demandant si la route est sécurisée de ce côté-ci du parc et sinon, s’il est possible de garer notre voiture juste à côté de la cabane des gardes et de dormir dedans, S’en est suivi un interminable sketch.

Notre première interlocutrice nous invite à questionner la manager au bureau, qui nous répondra par un  franc et direct « non, c’est interdit ! ». Résignés, nous posons quand même la question à un second garde. Celui-ci semble plus aidant, il en parle à son collègue, puis appelle son manager, et finit par discuter avec nous en attendant la réponse de son supérieur. Au bout de 10min, l’homme me tend le téléphone afin que j’explique la situation à l’intéressé. Ha, nous voilà maintenant envoyés vers le chef du bureau. Celui-ci mettra un petit moment à se montrer mais nous pensons que cela en vaut la peine. Il nous demande pourquoi nous n’avons pas réservé de logement dans le parc (vu les prix, même pas en rêve ! Puis nous dormons très bien dans notre voiture), puis combien sommes-nous prêts à payer pour la nuit (Absolument rien ! On demande juste une place où garer notre voiture pour la nuit, sinon on prend la route…). Notre homme comprend notre situation et finit par être d’une extrême générosité en nous tendant les clefs de son dernier bungalow libre pour la nuit (3 lits simples, des couettes de folies, une douche de malade, l’électricité et même une kitchenette à l’extérieur…) Bref, un luxe offert par le parc, alors que nous ne demandions qu’une place de parking. (Que nous avons aussi, devant le bungalow, pour la voiture seule !) Seule condition à ça, partir tôt demain matin.

 

Ça tombe plutôt bien puisque nous prenons la route pour le Swaziland, un toute petit état méconnu, perdu entre l’Afrique du Sud et le Mozambique.


On the road again !!

lundi 6 juillet 2015

Kruger Park – 1ère partie

Après une troisième nuit dans la voiture (déjà !) et les formalités d’entrée dans le parc, nous y voilà, le célèbre parc Kruger. Ce parc est le plus ancien d’Afrique puisqu'il a été créé il y a plus de 100 ans, et c’est aussi l’un des plus grands, puisqu’il s’étend sur 350kms du nord au sud et 60 d’est en ouest, ce qui explique pourquoi nous y passerons 2 jours pleins.

Côté animaux, il en abrite forcément une quantité et une diversité folle, mais les plus mythiques sont sans doute ceux qu’on appelle les « Big Five », les cinq plus gros et emblématiques mammifères africains qui sont l’éléphant, le rhinocéros, le léopard, le lion ainsi que le buffle. A noter, malheureusement, que seul le buffle ne fait pas parti de la liste rouge des espèces en danger.

 



Lors de nos deux journées dans la moitié sud du parc nous avons observé beaucoup d’animaux déjà croisés dans le Pilanesberg, et certains captent encore facilement notre attention… d’autres un peu moins. Nous n’avons pas pu observer l’intégralité des Big Five, seul le léopard est resté caché. Il reste donc l'un de nos objectifs du voyage. Même les lions, pourtant très paresseux la journée se sont un peu montrés. Une demi-tête et une autre oreille entre deux touffes d’herbes dans la brousse sont parfois la seule chose que l’on aperçoit de ces bêtes. A part si vous avez autant de chance que nous…



En fin de journée, après déjà de longues heures à observer tous types d’animaux sauvages, on aperçoit plusieurs 4x4 stoppés le long de la route, et c’est un signe évident de la présence de quelque-chose, d’un animal…. Reste à savoir lequel. Et bien celui-ci ne s’est pas fait prier très longtemps. Sur la route, à quelques mètres des voitures seulement, un guépard marchait paisiblement, s’arrêtant de temps en temps pour observer ses environs.


[Un guépard quoi !!!! Non mais je venais de voir un guépard ?!?! Mon animal préféré quand j’étais môme !! Et celui dont j’avais lu et gardé le Science et Vie Junior ?! Je n’en revenais tout simplement pas ! J’étais redevenu un enfant l’espace d’un instant !]

 Mais notre nouvel ami comptait bien se donner en spectacle et nous impressionner encore plus que ce que nous l’étions déjà ! Le moins que l’on puisse dire  c’est qu’il a réussi haut la patte !


D’abord, il a grimpé sur un plot en béton pour se donner de la hauteur, y est resté quelques instants puis est redescendu en poursuivant dans sa direction initial.e Sans hésiter, nous le suivons à toute petite vitesse en voiture, en priant pour qu’il reste dans notre champ de vision.

Nous comprenons son jeu lorsque nous apercevons à quelques mètres de là, un petit troupeau d’impalas broutant en toute tranquillité. Il semblerait que ça soit le temps de chasser ! (Le guépard est le seul des félins à ne pas chasser la nuit, mais le jour. Chance pour nous !) Il continue d’avancer jusqu’à être suffisamment proche pour son attaque, puis il se tapit dans l’herbe… Puis il bondit sur le troupeau, et en attrape une petite innocente à la gorge. Les autres détalent à toute vitesse, espérant sauver leur peau ! En traversant la route, certaines glissent sur goudron dont elles n’ont pas l’habitude. Le guépard ne lâche pas sa proie (qui aurait bien du mal à s’échapper…), et s’en va plus loin ! Le troupeau de gazelles, lui, a fait demi-tour, et suit désormais le félin (à distance tout de même) en « pleurant » la disparition de l’un d’entre eux. Le prédateur finit par grimper dans un bel arbre et s’installer sur une branche pour déguster son diner. Bon ap’ !

Quelques petites minutes seulement après cette scène de chasse, se sont présentés d’autres animaux, restés discrets jusque maintenant : les hyènes. Celles-ci sont apparues toutes proches de la route, et ne semblaient pas vouloir chasser, mais plutôt attendre les restes du festin du guépard en s‘asseyant en bas de son arbre.


L'heure de fermeture du parc correspond au crépuscule, et si vous n’avez prévu aucune nuit à l’intérieur du parc, dans un camping ou un luxueux lodge, alors vous êtes invités à quitter le parc avant cette heure-là. Sauf, que les distances sont immenses dans le parc, et que nous ne roulons en moyenne qu’à 30 ou 40km/h… on attrape donc facilement du retard… C’est ce qui nous a valu de finir la route de nuit, en nous faisant gentiment gronder par plusieurs gardes du parc guidant des safaris de nuit. Mais c’est aussi ce qui nous a permis d’assister à une belle rencontre…


En poursuivant notre route, à la lueur des phares, nous devinons trois silhouettes avant de nous retrouver face à trois lionnes remontant la route, tranquillement, ne prêtant aucun intérêt à notre véhicule, et certainement en chemin pour leur partie de chasse nocturne. Les bêtes sont à quelques petits mètres de nous et leur taille est impressionnante, bien plus charnue que l’élancé guépard. A cet instant-là, après cette brève rencontre, on est forcément sous le charme de la reine de la savane !


Nous sortirons finalement avec presque 1h de retard mais un immense sourire aux lèvres. Les agents du parc ne nous ferons que de petites remarques, mentionnant encore le fait que ce soir exceptionnellement, nous échappons à l’amende. En quittant le parc, nous trouvons une place proche de la route pour passer la nuit. Lors de notre diner, une patrouille de police débarque en nous conseillant vivement de changer de coin, car la route ici n’est vraiment pas sûre. Comme tout bon agent du gouvernement semblerait-il, sa première question concernait l’argent et fut de savoir combien nous étions prêts à payer pour passer une nuit en sécurité ? Après de courtes explications, l’agent finira par nous guider jusqu’à la petite réserve voisine, équipée d’un portail gardé toute la nuit. Chouette ! Nous avons l’autorisation de dormir à l’intérieur de la réserve, avec des gardes juste à nos côtés.

Après avoir grandement remercié notre agent de police, nous pouvons dormir sur nos deux oreilles.